Au pays de l’enfant seul

Reportage

Out Skerries, un archipel écossais situé à 380 km d’Aberdeen dans la mer du Nord. À peine 40 habitants. Sur cette île, où le vent souffle à plus de 170 km/h, Aron Anderson, 10 ans, est l'unique élève de son école. Son histoire a ému les internautes du monde entier : plus de 9000 lettres reçues et des cadeaux en tout genre. Une tournure impressionnante qui a permis de mettre en lumière la situation de la région, qui souffre du chômage et de la dépopulation. Reportage. 

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 “Vous venez pour l’histoire du garçon le plus solitaire du pays ?” Ivan, capitaine du Filla, scrute l’horizon du haut de son poste de pilotage. “Tous les médias en parlent. Il y a quelques mois, on a transporté une équipe de télé qui venait le voir. Plus si seul, le gamin !” Fier de sa plaisanterie, l'homme fait tanguer son ferry vers Out Skerries, une petite île de l’archipel des Shetland située au nord-est de l'Écosse. C’est là qu’habite Aron Anderson, 10 ans. Si les journalistes s’intéressent autant à l’enfant, c’est parce qu’il poursuit une scolarité originale au sein d’une communauté d’à peine 40 habitants. Unique élève de son école, Aron a été baptisé “le garçon le plus solitaire du Royaume-Uni” par les médias britanniques.

Pour lui rendre visite, gare au mal de mer. En partant d’Aberdeen, la grosse agglomération la plus proche, il faut traverser la mer du Nord en bateau – environ 340 km en 14 heures de voyage – avant de rejoindre Lerwick, la capitale des Shetland établie sur le “Mainland”. De là, il ne faut pas être pressé. Deux itinéraires possibles pour parcourir les 38 km restants : une traversée de 2 heures, encore en ferry et directement jusqu’à l’île, ou 45 minutes de bus jusqu'à Vidlin avant un ultime trajet d’une heure en mer. Le bus ne passe que toutes les quatre heures, et le ferry depuis Lerwick qu'une seule fois par semaine. Autant dire que la rencontre avec la petite tête blonde se mérite.  Même si des panneaux sont dressés à l’intention des touristes, peu d’entre eux ont l’air de s’aventurer ici. Surtout en cette saison, début février, où le temps n’est pas très clément.

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Pourtant la région vaut largement le déplacement. 1468m2 de collines presque désertes, tapissées de tourbe verte, brune et ocre. Aucun arbre en vue. Seules quelques maisons sont dispersées sur ces terres, où l'on croirait les moutons plus nombreux que les habitants. Et toujours à l’horizon, la mer. Les ornithologues et adeptes de biologie marine se pressent ici pour observer baleines, otaries et macareux. Mais en cette période, la faune a déserté le coin. En cause, la météo : le territoire souffre de grosses averses de pluie par intermittence, de neige même, mais surtout d’un vent pouvant souffler à plus de 170 km/h.

Dans les Skerries, plusieurs îlots sont d’ailleurs vierges car inhabitables. Andy, skipper sur le Filla, pointe du doigt un petit bout de terre au loin : “Ils ont voulu installer des moutons là-bas. Mais les vagues sont tellement grosses qu’elles ont submergé l’île et ont emporté les bêtes dans l’eau.” Le marin, bien portant et avenant, est fier de raconter sa région, dont il a hérité du fort accent. Le paysage a du caractère, ses habitants aussi : “On parle anglais, mais ça n’en est pas vraiment. Les autochtones utilisent un vocabulaire différent. On ne se considère pas comme des Écossais, mais comme des Shetlanders. D’ailleurs, la Norvège est plus proche d’ici qu’Aberdeen.” Avant de préciser : “Mais on n’est pas norvégiens pour autant !” Bien que la totalité de l’équipage du ferry soit originaire de Whalsay, à 15 km du Mainland, tous savent qui est la famille Anderson. Arrivés au port, ils identifient d’emblée la voiture de Denise, la mère d’Aron. Ici, tout le monde se connaît.

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Des lettres d’Italie, de Hongrie, du Canada, des USA…

Les Skerries forment un archipel de trois îles principales et d’une dizaine d’îlots, sur une superficie totale de seulement 4 km2. À l’abri dans sa voiture, Denise fait un détour pour faire visiter les lieux. Le tour de l’île se fait en 10 minutes. Le paysage ressemble à celui du Mainland – des collines nues et quelques maisons reliées par une route principale. Un vieux radeau, balayé par le vent, s'est échoué sur la prairie. Au loin, on entend les vagues se fracasser sur la côte. Une église, une salle des fêtes agrémentée d'un bar et d'une table de billard, une petite clinique tenue par l’infirmière et deux épiceries. Ici, pas de restaurant, de pharmacie ou de commissariat.

De retour à la maison, Denise, 46 ans, frange blonde et yeux rieurs, prépare vite un café. Elle est ravie d'accueillir. Son mari Ewan fume une cigarette dans la cuisine. Brun et petit, Mr. Anderson a la poignée de main solide et porte un anneau en or à l’oreille gauche. Il est marin pêcheur. Les deux ont fait construire leur maison et y vivent depuis quinze ans. Une partie de l’étage est réservée aux locataires temporaires, clients ou invités. Les chambres arborent toutes un thème différent. La New York, par exemple : une mosaïque de taxis jaunes et de buildings sur le papier peint. Et une autre, où une coiffeuse couleur crème, miroir ovale, porte l’inscription “Boudoir” au-dessus d’elle. “Style français”, d’après Denise, visiblement passionnée de décoration. La maison, bien qu’isolée géographiquement, n’est pas rustique pour autant. Grande TV à écran plat, wifi et cuisine toute équipée. Marié depuis 21 ans, le couple a vécu presque toute sa vie sur cette île.

La famille d’Ewan est installée dans les Skerries depuis plusieurs centaines d’années. Combien de patronymes différents ici ? Réponse sans hésitation : “Très peu, c’est sûr.” Un nouveau voisin vient pourtant d’emménager à côté. “On espérait que ce soit une famille avec des enfants, mais c’est un homme célibataire, la quarantaine”, regrette la mère. Avant de jeter un coup d’œil à l’horloge de la cuisine : 15h20, l’heure d’aller chercher son fils à l’école, à une dizaine de minutes de marche. En temps normal, le petit prend son vélo pour y aller, mais la pluie et le vent poussent souvent ses parents à l’escorter en voiture. Capuche sur la tête, sa veste portée comme une cape, Aron défie le vent pour rejoindre sa mère dans le véhicule. Sa mère monte le son, elle aime One Direction, tandis qu’Aron préfère écouter Eminem. Comme beaucoup d’enfants, il reste très laconique quand il s’agit de raconter sa journée : “Bien.” Le petit homme paraît réservé, gentil et souriant. Il semble avoir l’habitude des journalistes et les observe d’un œil déconcerté. Depuis qu’un article du Telegraph a affirmé que ses meilleurs amis étaient des canards et des moutons, il s’en méfie un peu. Son histoire a fait le tour des médias à l’automne dernier, suite à un article paru sur le Daily mail on Sunday. Le début de la notoriété. Ross McMahon, ému par la situation du garçon, poste un appel sur Reddit… avec l’adresse de la famille. Depuis, l'histoire a pris une ampleur folle. Des milliers de gens lui ont envoyé leurs vœux par la poste.

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Aron a reçu près de 9000 lettres et en reçoit encore. Le courrier arrive en ferry 3 fois par semaine. À l’heure du goûter, autour de la table de la cuisine, le rituel commence. Denise ouvre chacune des enveloppes et les lit à son fils. La plupart d’entre elles ont mis du temps à arriver et datent de début décembre. Les timbres indiquent leur provenance : Italie, Hongrie, Canada, USA, Russie. Certaines ont même fait un détour par la Thaïlande. Elles ne sont pas toutes écrites en anglais, et Denise en profite pour demander la traduction des lettres françaises, qui constituent la majorité du courrier. Les correspondants sont des hommes, des femmes, de 7 à 77 ans. Denise montre la lettre d’une Pyrénéenne de 65 ans et une autre de la NYPD. Parfois, elle rit pendant la lecture : “Jésus t’aime, Aron.” Celle d’une jeune Polonaise de 10 ans, qui lui a transmis photo et numéro de téléphone, la fait glousser aussi. Le fils rougit, mais prend la taquinerie avec humour.

Dans ces lettres, des récits de vie, des noms de comptes Facebook ou Xbox, pour garder contact. Denise semble être celle qui profite le plus de cette correspondance. Curieuse, touchée, parfois amusée par ces mots, elle prend soin de faire un petit tas pour celles à qui elle répondra. Exemple : la carte d’une petite fille d’Orkney, à 250km des Skerries, qui prend l’avion 3 fois par semaine pour aller à l’école. Aron écoute silencieusement la lecture, mais reste concentré sur son Ipod 5, un peu gêné par la situation. “Il ne sait pas quoi répondre à tous ces inconnus qui veulent lui parler. C’est trop pour lui”, confie sa mère. En plus du courrier, il reçoit régulièrement de la nourriture, des cadeaux ou de l’argent. Inventaire du butin : 500 livres de chèques et d’espèces, cartes cadeaux, pulls, T-shirts, livres, jeux vidéo, drones, Lego, clés USB, chocolats. Des marques comme TY, Mattel ou Discovery Channel lui envoient également de quoi s'amuser. Le mois dernier, Meccano lui a offert un robot interactif d’1m20, “pour qu’il ait un ami”. Et, sans doute, pour profiter de la notoriété d'Aron et se faire un bon coup de pub.

Une école menacée

Malgré les apparences, Aron n’est pas véritablement seul. La famille Anderson est grande : 4 garçons et 3 filles, de 10 à 31 ans. Mais il est le seul à habiter encore les Skerries. Les aînés travaillent ou sont scolarisés dans la capitale et rentrent seulement le week-end. C’est le cas d’Ivan, 13 ans et 6e de la lignée. Il semble proche de son petit frère. Le soir, dans la chambre d'Aron, les deux jouent à Just cause ou à GTA V sur la Xbox. Ce week-end, Ivan est tombé malade : une aubaine pour l'adolescent, qui a pu profiter de deux jours de rab à la maison. Pas de chance, son père le ramène justement à Lerwick pour le déposer à l'Anderson High School. Collège et lycée sont érigés ici sur les hauteurs de la ville, derrière une large grille en fer et une vaste étendue de gazon. En pierre grise et d’une taille imposante, le bâtiment – type manoir – donne vue sur la mer. Le long du littoral, des résidences accueillent les élèves en pensionnat, deux par chambre, filles et garçons séparés.

C'est ici qu'Aron suivra sa scolarité l'année prochaine. Comme ses frères et sœurs, mais aussi comme son père. Ancien élève du même lycée que ses enfants, celui-ci a décroché à 16 ans. Il se rappelle de cette époque, content de l’avoir vécue, mais aussi d'en être sorti. “Il fallait que je parte de là, j’avais besoin de concret. Je voulais à tout prix prendre la mer. De toute façon, j’étais mauvais à l’école, ce n’était pas pour moi.” Il ironise : “J’ai tout de même dû revenir dans ce foutu bâtiment pour suivre une formation de capitaine de bateau. Mais c’était différent, j’aimais ce que j’apprenais.” Ewan a acheté son premier bateau avec son père en 1993. John, 21 ans et l’aîné de ses fils, a abandonné ses études d’ingénieur pour suivre ses traces. Aron voudrait prendre le même chemin. Quand on lui demande ce qu’il veut faire plus tard, il répond sans hésiter : “Pêcheur, ou quelque chose sur un bateau de pêche.” Pour l’instant, il n'aime aller à Lerwick que parce qu’il peut faire du BMX dans le skatepark de la ville. La mère râle un peu. Ce serait bien qu’il suive des études supérieures. Comptabilité, par exemple. Et il aurait l’embarras du choix : parmi le courrier reçu, une dizaine de brochures d’universités du Royaume-Uni. Mais Denise n’est pas le genre de mère à forcer son enfant : “J’aimerais qu’il y aille, mais seulement s’il en a envie.”

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La journée du garçon est bien réglée. Lever à 8h20. Petit déjeuner – bol de Rice Krispies – en jouant à Minecraft, Ipod à la main. Départ à 8h55, direction l’école, qui commence à 9h et termine à 15h30, horaires variables selon les jours. À vrai dire, Aron n’a pas l’air fana de l’école, même s’il est bon élève dans toutes les matières. Sa préférée : l’art plastique. “J’aime bien dessiner, même si je ne suis pas très doué”, admet-il en riant. C’est un professeur extérieur qui enseigne cette matière une fois par semaine. L’élève apprécie aussi d'apprendre l’histoire des Shetland. C’est la headmaster – la maîtresse principale – qui lui enseigne. Mutée depuis l’Angleterre, l’institutrice exerce ici depuis un an. L’année dernière, c’était Patricia, une Française venue suivre son petit ami, qui enseignait à Aron. L’Anglaise n’a pas l’air commode. La moue hargneuse, elle barre le passage à l’entrée du bâtiment. Les journalistes n’ont pas le droit de pénétrer dans l'enceinte de l'école, ni même sur le parvis ou le parking, ordre du Conseil des Shetland. Denise ne comprend qu’à moitié : “Bien sûr, c’est pour préserver les enfants. Mais c’est dommage de ne pas montrer ce qu’on fait de bien dans cette école.”

De l'extérieur, l’endroit semble un peu désolé. Aucun enfant à l’horizon. Sur la pelouse, des jeux – deux toboggans et une balançoire, uniquement poussée par le vent. Logé dans une bâtisse de plein pied, l’établissement a pourtant de quoi accueillir les élèves : deux salles de cours – l’une de primaire, l’autre de collège –, une bibliothèque et un terrain de foot. Mais pas de cantine, Aron déjeune donc chez lui. Denise est à la tête du comité des parents depuis 12 ans. “Depuis que j’occupe ce rôle, le conseil a tenté 4 ou 5 fois de fermer le collège. En 2014, ils ont réussi. Et c’est pareil pour les écoles des îles alentours. Les élèves sont désormais tous centralisés à Lerwick. Ils croient économiser 74 000£ comme ça, mais on continue à chauffer la classe vide, à payer l’électricité… C’est aberrant.” Le conseil prend en charge le logement, le transport et les repas de tous les élèves rapatriés à la capitale, une fortune selon Denise. Et d’après les médias britanniques, ils dépenseraient à peu près 75000£ pour la scolarité d'Aron, qui serait ainsi l’élève le plus coûteux du Royaume-Uni.

Baby Jack, le successeur

Les enfants ne sont pas les seuls à quitter le territoire. Dans les Skerries, la plupart des maisons restent vides pendant un certain temps. “Une semaine, voire deux, parfois des mois”, explique Denise en montrant la maison d’un couple. En vacances ? Non, pour travailler. L’économie des Shetland se base principalement sur la pêche et l’exploitation de pétrole, et profite également de la proximité – relative – d'Aberdeen, la capitale du pétrole offshore.

Autrefois, les Skerries hébergeaient une usine de saumon, fermée depuis l'année dernière. Six emplois ont été supprimés, affectant ainsi 5 familles d'Out Skerries. La mère craint que les fermetures du collège et de l’usine n’aient précipité la dépopulation de l’île. Elle a peut-être raison : en 1951, on comptait 125 habitants. Puis 86 en 1990. Aujourd'hui, il n'en reste que 70, dont seulement une quarantaine de résidents permanents. Bertha, la grand-mère d'Aron, calée dans un fauteuil en cuir beige, au milieu de son salon constellé de photos de ses enfants et petits-enfants, est le témoin d’une autre époque. Elle est née dans les Skerries et y a toujours vécu. “J’ai vu les gens partir petit à petit parce qu’il n’y a plus de travail ici. C’est triste.

Et la laine des moutons ? “Ce n’est pas très rentable, on utilise surtout les moutons pour la viande chez nous. Et il faut faire gaffe aux arnaques : une fille de l’île a vendu un pull qu’elle avait tricoté. La boutique lui en a donné 25£ alors qu’ils les vendent à 75£ minimum sur le Mainland”, raconte-t-elle, navrée. Mais surtout, les Shetland pourraient profiter du vent, une énergie renouvelable convoitée par les exploitants du monde entier. Andy, le skipper du Filla, s’est intéressé à la question : “Il y a eu un vote pour l’installation d’un groupement d’éoliennes dans les Shetland. Mais les gens ont voté contre, alors que cela aiderait à relever notre économie. Les éoliennes seraient suffisantes pour fournir tout le territoire en énergie. Et puis c’est une énergie propre, alors je ne vois pas le problème.”

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Pourquoi rester ? Denise s’est déjà posé la question. Mais la réponse lui paraît évidente : “À cause de sa position géographique, la maison ne vaudrait rien à la vente. Qui achèterait ici ? Je n’aurais pas assez d’argent pour acheter ailleurs. Et surtout, j’ai choisi de vivre ici. J’aime ma maison et les Skerries.” Elle gagne un petit salaire en travaillant deux fois par semaine à l’épicerie, située sur le port. Aron l'aide de temps en temps pour se faire un peu d’argent de poche. Il colle les étiquettes. Dans la petite échoppe, sur les étalages en bois, des articles en tout genre – conserves, gâteaux, sachets lyophilisés, produits de beauté ou papeterie – ont l’air d’être stockés ici depuis un moment. Les produits frais ne sont livrés qu’une fois par semaine, par ferry, le mercredi soir. En cas de mauvais temps, les bateaux ne prennent pas la mer et il faut attendre la semaine suivante.

Denise admet que l’isolement géographique présente des inconvénients. Lorsqu’elle était enceinte d’Aron, son gynécologue ne l’a pas autorisée à rester dans les Skerries. Sans médecin sur l’île, elle a dû passer ses dernières semaines de grossesse à Lerwick, où se trouve le seul hôpital des Shetland. Heureusement, la vie sur l'île a aussi ses avantages. L'été, Aron se balade avec sa famille sur la plage et y fait griller des marshmallows. Il a déjà trouvé trois bouteilles à la mer provenant de la Suède, la Norvège et des îles Féroé. Des pays que le garçon n’a jamais visités, même s'il connaît déjà Londres, Majorque et la Floride. Et tous les week-ends, c'est les grandes retrouvailles familiales. Autour de la table de la cuisine, les Anderson boivent, discutent, se prennent en selfie, jouent aux jeux de société ou s’égosillent au karaoké. La mère se réjouit du week-end à venir. “J’aime quand toute la famille est là. On se marre.” À la fin de l’année, lorsque son cadet passera au niveau supérieur, l’école des Skerries sera fermée. Aron appréhende un peu le passage à l'école de Lerwick : “Je n'ai pas très envie de quitter ma maison, mais je serai content de voir mes frères et sœurs plus souvent.” Son cousin, “baby Jack”, 1 an, habite à quelques mètres de chez lui. C’est le plus jeune enfant de l’île. Et dans 3 ans, à l’âge d’être scolarisé, il sera peut-être sacré l'enfant le plus solitaire du Royaume-Uni, lui aussi.

 Texte et photos par Amelia Dollah pour le Doolittle n°26
Illustration carte Camille Gressier

 

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