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Journée nationale du 5 novembre, face au harcèlement scolaire, 9 Français sur 10 réclament la tolérance zéro
Un sentiment d’urgence et une exigence de fermeté
Le constat dressé par les Français est sans équivoque : 73 % estiment que le harcèlement scolaire a augmenté au cours des dix dernières années. Pour rappel, le baromètre 2025 indiquait que 17 % des collégiens et lycéens étaient victimes de harcèlement, avec des conséquences dramatiques sur leur bien-être (87 %) et leurs résultats scolaires (54 %).
Face à ce fléau, le sentiment d’impuissance de l’institution pèse lourd : 75 % des Français estiment que l’Éducation nationale n’en fait pas assez. Pire, dans de trop nombreux cas, c’est encore la double peine pour les victimes : 23 % d’entre elles ont dû changer d’établissement à la suite des violences, l’élève harcelé partant tandis que l’auteur restait.
La réponse publique attendue est donc claire et intransigeante : 93 % des Français sont favorables à des sanctions disciplinaires contre les auteurs (exclusion temporaire ou définitive) et approuvent un signalement systématique au procureur et des poursuites pénales.
Rompre le cercle vicieux : sanctionner et accompagner
Si la sanction est jugée indispensable pour restaurer l’autorité de la règle et l’exemplarité, elle ne suffit pas à elle seule à enrayer la violence. La parole de Nora Tirane, fondatrice de Marion La Main Tendue, le rappelle avec force : « 2 harceleurs sur 3 ont été eux-mêmes victimes de harcèlement scolaire. Accompagner sans sanctionner, c’est laisser croire que la violence est sans conséquence. »
C’est pourquoi les Français plébiscitent une approche globale : 91 % souhaitent un suivi psychologique ou un accompagnement thérapeutique obligatoire pour les auteurs. 89 % approuvent la mise en place d’obligations pour les parents (stages de parentalité ou amendes).
Le volet numérique reste un angle mort préoccupant : les harceleurs banalisent massivement les violences en ligne (exclusion de groupes, diffusion de photos sans accord ou propagation de rumeurs).
Un enjeu politique majeur
À l’approche de l’élection présidentielle, le sujet s’est imposé au cœur du débat démocratique : 82 % des Français déclarent que la protection des enfants face au harcèlement comptera dans leur choix de vote. La lutte contre ce fléau ne peut plus se limiter à une prise de conscience ponctuelle : elle exige des actes forts, quotidiens et durables pour garantir que chaque élève puisse grandir et apprendre en toute sécurité.
Étude réalisée en ligne en octobre 2025 pour l’association Marion La Main Tendue et Head & Shoulders par l’Ifop, auprès d’un échantillon représentatif de 3015 collégiens et lycéens, complétée par 84 entretiens semi-directifs menés auprès de parents d’élèves victimes de harcèlement scolaire, au collège et/ou au lycée.
Étude réalisée en ligne du 29 au 30 octobre 2026 pour l’association Marion La Main Tendue auprès d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.