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Echange avec <i>Clémentine Galey</i> - Doolittle
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Echange avec Clémentine Galey

Dans le cadre du grand événement qui rythme le numéro de rentrée de Doolittle, actuellement disponible en kiosque et sur notre site, nous donnons la parole à trois mères inspirantes que nous suivons depuis leurs tout débuts. Pour ce troisième et dernier volet, nous partons à la rencontre de Clémentine Galey. Figure incontournable du paysage familial et parental, elle partage avec nous sa vision de la maternité, ses engagements et son quotidien d’entrepreneure.

À vos agendas : rendez-vous le mercredi 23 septembre 2026 ! Pour clôturer en beauté cet événement de rentrée, Clémentine Galey et Doolittle s’associent pour vous faire gagner un ultime lot d’exception rassemblant ses marques fétiches.

Pendant des heures, Clémentine Galey a tendu son micro à des milliers de mères. Aujourd’hui, la fondatrice de Bliss se livre à son tour : tabous, transmission, ados, lâcher-prise… Une interview intime sur la maternité, sans filtre.

Si tu devais résumer l’aventure Bliss en une seule émotion, ce serait laquelle ?

La gratitude.Et parce que je n’aurais jamais imaginé que cette idée un peu folle changerait autant de vies… à commencer par la mienne !

“Je mesure chaque jour le privilège que des femmes me confient ce qu’elles ont de plus intime.”

Tu as contribué à faire tomber beaucoup de tabous. Reste-t-il un sujet dont on ne parle pas assez ?

Il y aura toujours des tabous qui persisteront, comme le regret maternel, ou les psychoses du post-partum. Mais s’il y a une chose que Bliss m’a apprise, c’est que la honte se nourrit du silence. Dès qu’une femme ose raconter ce qu’elle croyait inavouable, une autre se reconnaît et se sent enfin moins seule. C’est pour ça qu’on n’aura jamais fini de libérer la parole.

Un témoignage qui t’a profondément transformée ?

Tous ceux qui parlent de deuil, de maladie ou de perte d’un enfant m’ont appris une chose essentielle : rien n’est acquis. La vie est courte, il faut savourer, être pleinement présente et bienveillante… même en répétant pour la 47e fois de débarrasser la table !

Toi, à qui te confies-tu quand ça ne va pas ?

À mon compagnon, quelques amis très proches et mes sœurs qui sont mon socle depuis toujours. Et une thérapeute de temps en temps. On ne peut pas passer sa vie à recueillir les émotions des autres sans prendre soin des siennes.

Comment fais-tu pour ne pas “tout” ramener chez toi ?

J’ai toujours réussi à cloisonner, aidée par un bon équilibre familial. Quand j’ai démarré Bliss, j’avais 40 ans, mes enfants étaient sortis de la petite enfance… ça m’a donné la bonne distance. Souvent je pleure avec mes invitées, mais ensuite je les laisse repartir avec leur histoire, sinon je ne pourrais plus faire ce métier.

Avant Bliss, tu étais dans l’audiovisuel. Est-ce qu’il t’arrive de repenser à la Clémentine d’avant ?

Tout le temps ! J’ai eu plusieurs vies professionnelles – vendeuse de fringues et serveuse de crêpes. Si on m’avait dit qu’un jour, je remplirais des salles grâce à un podcast sur la maternité, je ne l’aurais jamais cru. Il faut croire en sa petite voix intérieure.

Le compromis le plus difficile entre entrepreneuse et maman ?

Celui de la disponibilité mentale. Même avec mes enfants, une partie de mon cerveau pense souvent à un projet. J’essaie de protéger des moments où je redeviens simplement leur mère, pas la fondatrice de Bliss.

Qu’est-ce que tes enfants t’ont appris qu’aucun épisode de Bliss ne t’aurait appris ?

À accepter que l’amour ne suffise pas à tout contrôler. On peut transmettre des valeurs, accompagner… et malgré tout ils feront leurs propres choix. Mes enfants m’apprennent chaque jour à aimer avec davantage de confiance que de maîtrise.

@Clémentine Galey - Doolittle

@Clémentine Galey

@Clémentine Galey - Doolittle

@Clémentine Galey

À quoi ressemble une journée “sans filtre” avec deux ados ?

À une gestion de planning de ministres, des potes qui vont et viennent, de l’argent de poche à doser autant que les écrans, des tunnels de discussions à vélo ou après un film, des lessives, des fous rires, des questions sur l’avenir… et de bons câlins un peu plus rares, mais toujours aussi précieux.

Le portrait de tes deux ados en quelques adjectifs ?

Pablo est curieux, drôle, profondément sensible et gentil, avec un élan vers la vie et “l’autre” qui me rassure. Thelma est déterminée, tenace, créative et incroyablement libre. Elle sait très bien ce qu’elle veut… et encore mieux ce qu’elle ne veut pas. Je me régale à la voir s’affirmer.

Comment adaptes-tu ton éducation entre un garçon et une fille ?

J’essaie de ne pas les éduquer “comme un garçon” et “comme une fille”, même si ça a parfois été difficile. Je pars de leur personnalité, de leurs peurs, de leurs forces. Mais je suis attentive à transmettre la même chose aux deux : confiance, gentillesse, respect, empathie, liberté d’être eux-mêmes.

Y a-t-il un domaine où l’un de tes enfants t’impressionne ?

Leur capacité à s’approprier des univers très vite. Ils me font découvrir des artistes, des sons, des réf que je ne connais pas toujours.

J’adore quand les rôles s’inversent et que ce sont eux qui m’apprennent des choses.

L’adolescence demande une autre charge mentale. Comment gères-tu ce moment ?

Cette période est plus “subtile” que les premières années. Je suis moins fatiguée physiquement, mais beaucoup plus sollicitée émotionnellement. Il faut être présent sans être envahissant. La séparation avec leur papa il y a trois ans a été compliquée aussi, même si aujourd’hui on a un super équilibre.

Le lâcher-prise le plus difficile pour toi ?

Accepter qu’ils construisent petit à petit leur vie sans nous. C’est exactement ce qu’on souhaite depuis leur naissance… mais c’est un petit pincement quotidien. Il faut apprendre à se rendre progressivement moins indispensable.

Voir ses enfants devenir ados, en une émotion ?

L’émerveillement. On réalise qu’on ne parle plus seulement à ses enfants, mais à des personnes, avec leurs idées, leur humour et leurs contradictions. C’est l’un des plus beaux privilèges de la parentalité.

 

@Clémentine Galey - Doolittle

@Clémentine Galey

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@Clémentine Galey

Comment accompagnes-tu tes enfants face aux bouleversements de la peau à la puberté ?

J’essaie de dédramatiser tout ça. Leur corps fait un travail immense et mérite qu’on en prenne soin, pas qu’on le juge. C’est pour ça que j’aime tant l’approche de la marque Gallinée, qui se concentre sur le microbiome pour renforcer l’écosystème de la peau. C’est cette logique qui m’a fait adopter leur gamme Jeunesse, une jolie porte d’entrée vers l’estime de soi et une belle routine à transmettre.

Comment abordes-tu le sujet de l’argent à la maison ?

J’ai envie qu’ils comprennent que l’argent n’est ni tabou ni source d’angoisse. On utilise Money Walkie, un boîtier de paiement sans contact que je pilote via l’application reliée. Ça permet de parler concrètement de budget, d’épargne et de la valeur des choses. L’argent est un outil de liberté et d’apprentissage, pas une fin en soi.

Tu les laisses libres de leurs explorations vestimentaires ?

Tant que ça leur ressemble, je les laisse faire. J’aime beaucoup Molo, avec ses coupes confortables et ses touches de fantaisie, une mode joyeuse. J’ai quand même un petit droit de veto sur certaines pièces. La meilleure punchline récemment vient de Thelma, qui trouvait que niveau outfits, j’avais vraiment trop de chance d’avoir été lycéenne dans les années 2000.

Les enfants piquent souvent nos lunettes de soleil, votre modèle préféré ?

On a tous les yeux clairs, grosse addiction aux lunettes. J’en porte toute l’année et Pablo commence à faire pareil. J’adore le modèle #D Tortoise d’Izipizi, léger et en matière soft touch. Pablo a jeté son dévolu sur les #C de la collection Morning Express.

Votre bulle idéale pour vous retrouver tous les trois ?

Je ne cherche plus des vacances parfaites, mais des vacances où chacun a envie d’être là. C’est ce qui se passe à Center Parcs : nature, vélo, activités sportives, soirées jeux entre potes… Ils trouvent mille raisons de lever les yeux de leur téléphone, les conversations reviennent.

Existe-t-il une “bonne façon” de devenir parent ?

Je crois profondément que non. En revanche, il existe une bonne façon de regarder les autres parents : avec moins de jugement et plus de curiosité. Derrière chaque décision parentale, il y a une histoire qu’on ignore.

Pour un dernier épisode de Bliss, qui inviterais-tu ?

Ma fille, dans 20 ans. J’espère qu’elle me dira que cette histoire de “libérer la parole des femmes” est complètement obsolète et qu’elles ont repris le pouvoir depuis belle lurette.

Les indispensables de Clémentine

Du tac au tac

♥  Ton conseil préféré depuis que tu es devenue maman ? Fais-toi confiance avant d’écouter tout le monde.

♥ Celui que tu donnes à ton tour ? Tu n’es pas la mère parfaite, mais tu es la meilleure mère possible pour tes enfants.

♥ Une règle que tu as lâchée avec le temps ? Vouloir recueillir toutes leurs confidences… et accepter leurs jardins secrets. 

♥ Le son qui t’apaise immédiatement ? Le bruit de la mer.

♥ Votre rituel immanquable à tous les trois ? Nos longues discussions à vélo, meilleurs moments pour refaire le monde.

♥ Le mot que tu prononces le plus souvent à tes enfants ? “Tiens, c’est marrant l’assiette ne va toujours pas toute seule dans le lave-vaisselle…”

♥ Le livre que tu offres le plus ? La Chair est triste hélas d’Ovidie… mais pas à des enfants, hein! Pour eux, ce sera La Nuit des temps de Barjavel.

♥ Ton refuge quand tu as besoin de souffler ? Une cabane sur la plage.

♥ Le mot qui résume la maternité aujourd’hui ? Confiance.