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Patine installe son dressing idéal dans le Marais
Jusqu’au 26 octobre 2025, Patine ouvre les portes d’un lieu d’un genre nouveau au 11, rue Debelleyme, à Paris. La marque y présente son dressing idéal incarnant parfaitement son engagement pour une mode durable.
Le dressing Open Space 25
L’art du « prêt-à-reporter »
L’ADN de Patine est palpable dès l’entrée dans ce pop-up, qui se veut un véritable « dressing idéal ». La marque s’est toujours distinguée en refusant les règles de l’industrie, en traçant son propre chemin avec audace. Entreprise à mission certifiée BCorp, elle va jusqu’à proposer à ses clients de devenir actionnaires, créant ainsi une communauté engagée qui partage ses valeurs.
Fondée sur un concept de « prêt-à-reporter », Patine s’oppose à la frénésie des saisons et des collections. Ici, on ne cherche pas à renouveler sa garde-robe chaque mois, mais à construire patiemment une base solide d’essentiels intemporels. Des pièces conçues pour durer, fabriquées en quantités limitées et pensées pour être portées, reportées, et aimées durablement. L’ouverture de ce nouvel espace parisien est l’occasion de mettre en lumière cette philosophie, en proposant des pièces en stock, mais aussi des nouveautés à découvrir en avant-première, à l’image du tout premier (et sublime) manteau de la marque.
Le design au service de l’expérience Patine
Pour donner vie à ce lieu unique, Patine a fait appel à l’artisan ébéniste Jonathan Cohen. Son mobilier, à la croisée du design vintage et contemporain, s’inscrit parfaitement dans l’esthétique Patine. Ses créations, à la fois simples et complexes, jouent avec les formes géométriques et les détails subtils, à l’image de la peinture translucide qui révèle les veinures naturelles du bois. Une collaboration qui témoigne de l’engagement de la marque pour l’artisanat et le design durable, et qui transforme l’expérience d’achat en une véritable immersion dans l’univers Patine.
Le dressing Open Space 25
Ce pop-up store offre également la possibilité de prendre rendez-vous pour un essayage privé avec l’équipe, une manière de renforcer le lien avec la communauté. Que ce soit pour dénicher le jean parfait, explorer l’intégralité du dressing Open Space, ou s’approprier le nouveau manteau, chaque visite est pensée comme un moment privilégié. L’événement est aussi l’occasion de découvrir la deuxième édition du dressing Open Space, une sélection de 25 pièces conçues pour le retour au bureau, prouvant une fois de plus que la mode responsable peut aussi être pratique et élégante.
Charlotte Dereux devant le pop-up store
Charlotte Dereux, la fondatrice de Patine, nous dévoile les coulisses de cette nouvelle installation :
Doolittle : Qu’est-ce qui a motivé le choix de ce lieu et de ce quartier en particulier pour cette installation temporaire ? Est-ce que ce pop-up est une étape vers l’ouverture d’un lieu permanent à l’avenir ?
Charlotte : Après 3 ans dans le 10ème où notre boutique était installée dans le prolongement de notre Studio, nous nous installons pour la première fois dans le cœur du Marais. Notre premier lieu était assez confidentiel et plutôt réservé aux initiés qui venaient nous voir. Ici, nous devenons très visibles et ouvrons la marque à l’international et la mode, notamment pendant la Fashion Week. C’est un peu notre bal des débutantes, notre présentation au monde 🙂 Nous cherchons effectivement à nous installer dans ce quartier qui est aussi à deux pas de notre nouveau Studio, trouver la bonne adresse dans laquelle nous nous sentirons bien prend du temps, mais on cherche !
D. : La collaboration avec Jonathan Cohen met en avant un design très spécifique. Comment s’est déroulée votre rencontre et ce travail sur ce lieu ?
J’ai eu un énorme coup de cœur pour le travail de Jonathan que j’ai découvert cette année. Nous avons discuté, parlé de mode, de livres, d’artistes, croisé nos références et il a accepté de m’accompagner sur ce projet, j’ai beaucoup de chance ! L’enjeu était de créer des codes en continuité avec le passé, notamment le passé de Patine, mais en mettant en valeur la qualité de nos pièces. Et il fallait du mobilier qu’on pourrait emmener ailleurs, ce lieu étant temporaire. Nous avons donc meublé le lieu comme on meublerait un dressing ou une chambre. Jonathan Cohen est un designer qui fait des pièces très fortes et identifiables, tout en étant intemporelles. C’est toujours utile, chaleureux grâce au travail du bois dont on voit les motifs grâce à la peinture en transparence. Je suis sa première fan.
D. : L’ouverture de ce lieu met l’accent sur les essayages privés et les conseils personnalisés. Comment cette approche plus intime s’inscrit-elle dans la vision de Patine de construire une marque avec et pour sa communauté ?
Nous faisons des vêtements pour qu’ils soient reportés, pas simplement des coups de cœur fugaces. Pour cela il faut être proche des personnes qu’on habille. Nous animons quotidiennement une communauté sur WhatsApp, envoyons régulièrement des questionnaires assez ludiques et testons nos prototypes dans la vraie vie.
D. : Les pièces de la marque sont conçues pour être des essentiels intemporels. Comment conciliez-vous cette approche avec le besoin de surprendre et d’engager votre communauté ?
Nous nous efforçons de remettre de la magie dans la relation que nous avons avec nos vêtements en expliquant les étapes depuis l’idée jusqu’à la production. Cela n’empêche pas de créer, de décliner, d’imaginer des nouvelles pièces, d’ailleurs on est lentes car on prend le temps de faire bien, du coup on a une dream list qui va nous occuper au moins jusqu’à 2040 🙂 Et intemporels ne veut pas dire qu’ils manquent de caractère. Notre approche est plutôt de répondre continuellement à la question “qu’est ce qui fait que je vais porter ce vêtement avec joie, souvent et longtemps ?”. C’est une question de responsabilité. On ne peut plus produire sans s’assurer que ce qu’on fabrique n’a pas été pensé pour durer.
D. : Le « dressing Open Space » est une proposition « back to work » composée de 25 pièces. Avez-vous une anecdote ou une histoire personnelle qui a inspiré ce concept ? Est-ce que ce sont les 25 pièces que vous porteriez vous-même pour retourner au bureau ?
J’ai beau être une adulte mère de 3 enfants, je crois que je “joue” toujours au bureau, et je “joue” à m’habiller. La vie est sérieuse mais on ne doit surtout pas se prendre au sérieux. J’ai toujours adoré les listes, les couv de 20ans de mon adolescence avec “ces 25 essentiels qui vont changer votre look”. C’est un jeu. C’est le moment où on change de saison, on se rhabille. On remet des jeans après 2 mois les jambes nues, on se coiffe…. Quand j’étais petite je mettais des petites croix sur mes vêtements préférés du catalogue La Redoute 🙂
D. : Quelle est votre silhouette coup de cœur ?
Je suis très heureuse de développer notre ligne Power stretch cette saison, avec des nouvelles couleurs et une première robe. C’est une matière révolutionnaire à la fois écologique, floutante, thermorégulante, ultra confortable…toutes nos clientes sont belles en Power, même celles qui n’aiment habituellement pas les vêtements près du corps. Cette ligne complète efficacement nos pièces toutes oversize, en créant un contraste qui rend la silhouette intéressante.
ligne Power stretch
D. : Quelle est la matière dont vous êtes la plus fière d’avoir développée ?
Nous sommes heureuses de travailler avec les Tissages de Charlieu en France pour notre tissu de chemise Tony dont le finissage leur donne du fil à retordre (littéralement !), mais qui est vraiment incroyable : ça donne des chemises qu’on n’a pas forcément besoin de repasser, adorées e collectionnées par notre communauté.
D. : Quelles sont les prochaines étapes pour Patine après ce pop-up ?
Trouver un lieu permanent, développer le vestiaire, arriver à prendre plus d’avance sur nos projets, développer la notoriété de la marque en France mais aussi en Europe, notamment en Belgique, continuer à habiller les Patine Girls au quotidien, faire grandir l’équipe…La to do list est bien remplie 🙂