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Comment bien choisir le <i>club de foot</i> qu’on va supporter toute sa vie ? - Doolittle
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Comment bien choisir le club de foot qu’on va supporter toute sa vie ?

L’équipe de sa ville ou cette armada de stars qui vous donnent des frissons devant votre télévision chaque mercredi soir ? Suivre les traces de sa famille ou au contraire se rebeller et opter pour le grand rival ? Choisir quel club supporter dès le plus jeune âge n’est pas toujours facile. Surtout que cette passion est pour la vie.

L’âge du premier amour peut parfois sonner bien plus tôt qu’attendu chez les enfants, surtout quand ce dernier n’est autre que le ballon rond. C’est alors bien beau d’user ses chaussures toutes neuves jusqu’à la moelle sur le bitume à jouer avec les copains, ou d’envoyer ses premiers passements de jambes sur le stade cabossé du coin, mais encourager une équipe professionnelle fait aussi pleinement partie du décor. Au stade ou devant l’écran, ce sont également les exploits des grands qui font vibrer les plus petits. Alors, comment bien choisir derrière quelle équipe pousser chaque week-end ? Attention, choix important car comme le disait Eric Cantona, autre légende tricolore que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître (en tout cas sur un terrain) :

« Tu peux changer de femme, de politique, de religion. Mais tu ne peux pas changer de club préféré. »

Vous l’aurez compris, interdiction de se tromper.

Près des yeux, près du cœur ?

Pour certains, la question ne se pose même pas vraiment. Tout simplement parce que les premiers émois liés au football sont venus des parents ou d’un grand frère ou sœur déjà fan d’un club. Et que cette personne (ou toute la famille) s’est appliquée à transmettre l’amour de l’équipe en question. Une première visite accompagnée au stade ou une rencontre avec un joueur seront autant de moments fondateurs d’une passion commune dès lors pas près de s’arrêter. Et puis, c’est tellement mieux de vibrer tous ensemble chaque dimanche après-midi après le poulet-frites de mamie. A moins que certains ne tirent leur bonheur dans le malheur des autres, et n’optent donc pour le grand rival. Contre-pied parfait.

Familiales, les raisons du choix peuvent également être géographiques. Quoi de mieux que de pouvoir aller se casser la voix tous les quinze jours dans le stade de sa ville (ou du club professionnel de sa région) ? Partager ces joies (et ces peines) avec les copains, eux aussi fans de l’équipe locale, qu’importe si elle enchaîne les quintuplés chaque saison ? Un romantisme revendiqué qui vous permet de parler de votre coin de paradis avec fierté partout dans le monde, sans jamais oublier de vanter les exploits d’un obscur n°10 Mexicain inconnu du grand public mais élevé au rang d’idole locale. Et ce, même si ces derniers remontent à plusieurs décennies.

L’important, c’est la victoire

Pour d’autres en revanche, au diable les beaux sentiments et vive les trois points assurés (ou presque), les trophées empilés et les stars qui se succèdent sans cesse. C’est un fait, Saint-Étienne, Marseille, Lyon ou aujourd’hui le Paris Saint-Germain ont marqué des générations de jeunes supporters, ébahis devant les grandes victoires d’équipes légendaires. Pour eux, tant pis si la distance avec Geoffroy Guichard, le Vélodrome ou le Parc des Princes est trop grande pour voir ça de près, impossible de résister.

Une passion pour les « grandes » équipes qui traverse parfois les frontières. Les raisons peuvent être multiples, d’un tour de magie de Lamine Yamal à une chevauchée folle de Mohamed Salah, en passant par un triplé froid comme une larme de Harry Kane. Et voilà les bambins accrocs. Comme un certain Kylian Mbappé, dont les images enfant dans sa chambre tapissée de posters de Zinédine Zidane ou Cristiano Ronaldo sous les couleurs du Real Madrid ont fait le tour du monde.

« Je regardais tout. Jusqu’à me dire que je ne pouvais que venir y jouer aussi. C’est un plaisir d’être un enfant qui avait ce rêve de jouer pour son équipe préférée »,

s’émouvait-il lors de sa présentation à dans la capitale espagnole. Choix validé ?

Photo libre de droits de Jaxon Matthew Willis

Par Tom Binet