Cette année, le Centre Pompidou propose aux enfants d’apprendre en s’amusant sur le thème de l’air. Un atelier géant et gratuit les attend avec leurs parents pour découvrir l’air comme matière mais aussi comme énergie. Ils seront en effet invités à imaginer de nouveaux objets, de nouvelles fonctions et de nouvelles utilisations de l’air.
Soutenus par la Fondation James Dyson, les ateliers « Explorer le quotidien » du Centre Pompidou, sensibilisent ainsi les enfants au design. Retour sur les premiers pas du designer/ingénieur.
Trois questions à James Dyson :
1) Premier choix ?
Au lycée, j’ai voulu changer un peu le format des programmes de la pièce de théâtre de fin d’année des traditionnels feuillets A4 pliés en deux. Cela a rendu le prof furieux. À ma question “pourquoi cela ne vous convient-il pas ?”, il ne trouvait rien d’autre à dire que “parce que, ça ne s’est jamais fait !”. À l’époque, cela m’a bien confirmé que les adultes n’avaient pas toujours raison et j’ai développé depuis une certaine résistance aux réactionnaires qui rejettent tout ce qui est nouveau, juste “parce que ça ne s’est jamais fait !”
2)Première vocation ?
Quand je me suis inscrit au Royal College of Arts, j’étais attiré par l’aménagement intérieur – qui sonnait un peu à l’époque comme ces activités frivoles et si à la mode regroupées sous le nom de “décoration”… Ce que je préférais, c’était le cours d’ingénierie structurelle donné par Anthony Hunt, le designer de la gare de Waterloo. C’était un ingénieur qui s’intéressait au design, tout comme l’étaient ces grands ingénieurs français tels qu’Eiffel ou Citroën. C’est
grâce à eux que j’ai décidé de suivre la carrière d’ingénieur-designer.
3)Premier conseil à donner à un enfant ?
Il faut savoir se tromper. Il existe une vraie vertu à l’échec. De nombreuses inventions sont nées d’erreurs, comme le post-it. Je lui
dirais aussi de remettre en question l’ordre établi. Pour inventer, il
faut faire fi de ce que l’on connaît déjà et savoir prendre des risques. Enfin, je lui dirais de rester fidèle à ses convictions. S’il a eu une idée, c’est qu’il a vu quelque chose que personne n’a su voir avant lui. Très souvent, plus une idée est originale, plus elle rencontre de résis
Du 27 octobre au 7 novembre 2012.
Pour plus de renseignements appelez le 01 44 78 49 13.
Centre Georges Pompidou<