Pierre Lapin agite le grand écran

Cinéma

Aujourd'hui, Pierre Lapin, le personnage espiègle créé en 1902 par l'auteure et illustratrice britannique Beatrix Potter, fait son entrée dans les salles obscures françaises avec l’adaptation de Will Gluck. Une sortie très attendue que Doolittle ne pouvait pas manquer ! 

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La comédie relate les aventures d’une famille de lapins luttant pour accéder au potager de leur éternel ennemi Joe McGregor, en nous faisant voyager entre la campagne et la capitale anglaises. La fraterie orpheline, menée par le téméraire aîné Pierre et protégée par une voisine affectueuse, use de toutes les ruses pour se nourrir des légumes du vieux jardinier puis de Thomas McGregor, son héritier londonien tout aussi antipathique.

Le long-métrage a pour particularité de mêler prises réelles et animations 3D, au rythme d'une bande son énergique surchargée. A l’exception de flashbacks dont les images plus douces évoquent le style des illustrations originales, l'atmosphère du film s'éloigne ainsi résolument de la candeur qui se dégage du livre, en proposant une version impétueuse des épopées de Pierre Lapin. Les fans du best-seller de Miss Potter risquent donc d'être perdus dans ce décor au réalisme hyperactif et haut en couleur, ponctué par des parodies de musical ou de rap.

Loin du ton bon enfant de la série d'animation diffusée depuis 2013, les animaux de la ferme au caractère décalé se démarquent ici par leur humour caustique, qui a d'ailleurs valu au film un premier accueil mitigé. Dès sa sortie aux Etats-Unis en février dernier, il avait en effet fait couler beaucoup d'encre. En cause, un passage qui avait particulièrement choqué les spectateurs américains, certains parents allant jusqu'à appeler au boycott du film sur les réseaux sociaux. Pour rappel, la scène en question montre la bande de lapins attaquer McGregor à coup de mûres, auxquelles il est allergique. Accusé de dénigrer les enfants souffrant d’allergies alimentaires, Sony Pictures avait été contraint de présenter ses excuses.

Mais à entendre les rires dans la salle, on peut aujourd'hui se réjouir de ce second degré assumé, qui marque le style du film et le sauve du manichéisme. 

Pierre Lapin de Will Gluck, en salle mercredi 4 avril. 

 

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