Petit Bateau x Deyrolle

Collaboration mode

Les fabuleuses illustrations des planches Deyrolle s'aventurent sur la maille de coton Petit Bateau le temps d'une collection capsule qui habille toute la famille et met en lumière des espèces protégées. 

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La rencontre de Deyrolle et de Petit Bateau, c'est celle de deux patrimoines français exceptionnels. Deyrolle, institution vouée aux sciences et à la pédagogie, n’a eu de cesse de nourrir l’esprit et l’imaginaire de générations d’enfants et d’adultes dans le monde depuis 1831. Petit Bateau enveloppe quant à lui petits et grands dans la douceur du meilleur coton et dans le respect des bonnes pratiques environnementales et sociales depuis 1893. Cette collaboration est une manière pour Deyrolle de mettre en lumière une nature fragile à protéger et d’exercer sa vocation de sensibiliser chacun en révélant les enjeux essentiels par le prisme d’un triptyque "Nature-Art-Education", un message fort pour les générations à venir.

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L'occasion pour nous d'une interview croisée avec Carole Caufman, directrice du studio de style chez Petit Bateau & Francine Campa, présidente directrice générale de Deyrolle.

Doolittle : Parlons un peu de cette collaboration. C’est assez inattendu, pouvez-vous nous expliquer votre rencontre ?

Francine Campa : Suite à une réunion, on s’est rendus compte que les dessins de nos planches pouvaient tout à fait servir de motifs sur différents supports et une idée m’est venue : on pourrait mettre cela sur des bodies pour enfant, par exemple avec Petit Bateau ! Et puis on s’est dit qu’on allait les contacter. Nous sommes arrivés avec un book d’illustrations, et avons présenté nos nombreux points communs : une maison historique proche du monde des enfants, de la nature, de la recherche et de la qualité et du bien-être. Le partenariat s’est fait dans un vrai bonheur ! 

Carole Caufman : C’est une belle histoire de rencontre. Une envie de la maison Deyrolle de sortir des livres, de la taxidermie, pour pouvoir faire vivre, d’une manière différente, plus sensible leur savoir-faire. Cette collaboration est vite devenue une évidence. Quand on a eu le premier rendez-vous, j’avais des frissons tellement l’émotion était forte, cela se déroulait dans leurs bureaux historiques. C'est une rencontre entre deux marques qui se bougent, qui continuent à vivre et qui ont envie de rayonner autrement. C'est aussi une réponse à une question :"Et si Deyrolle était Petit Bateau ce serait quoi ?" L'équipe est arrivée avec un book de dessins et une proposition: des animaux sur la rayure. Quand j’ai vu le dossier, j’ai trouvé que c’était une merveille. 

Doolittle : Les illustrations que l'on peut voir sur les pièces viennent d’anciennes planches pédagogiques Deyrolle ?

Francine Campa : Tout à fait ! Mais le plus important n’est pas de poser des illustrations sur tel ou tel body, c’est tout d’abord de leur donner un sens, le message que l’on a voulu faire passer avec Petit Bateau c’est l’éducation à la protection de la nature en s’adressant aux parents et aux enfants, le tout sur un support ludique et qui donne envie d’apprendre. On a isolé un certain nombre de dessins qui faisaient sens par rapport à ce message, ensuite, il y a eu les contraintes techniques pour l’impression. On a décidé de communiquer sur des espèces menacées et les vertus de certaines plantes comme les fruits rouges. Le packaging sous forme de livre est idéal pour transmettre encore plus le message. Historiquement, c’est le petit-fils du fondateur qui a développé ces fameuses affiches pédagogiques, elles vont perdurer pendant plus d'un siècle ! Ces planches ont été déclinées dans plein de domaines différents : la botanique, le corps humain, la France agricole, l’histoire de la Terre, les leçons de choses, la vie domestique… l’idée de M. Deyrolle était « un beau dessin vaut mieux qu’un long discours ». 

Carole Caufman : Deyrolle avait des propositions qui m’ont tout de suite enchantée, dès le départ, pour une culotte, un body. La collaboration a débuté à ce moment-là, à savoir quelles images auront du sens, qu’est-ce que les mamans & les enfants vont aimer. La couleur était un challenge technique pour Petit Bateau pour imprimer cela sur de la cote de maille qui s’étire… Ce que j’aimerais faire passer comme message c’est que ce n’est pas un produit marchand comme les autres, c’est différent. La différence, c’est notre histoire et comment on ré-enchante sans cesse. Petit Bateau c’est une audace, une intuition, une marque de mailles qui a révolutionné quand même ce que l’on porte tous aujourd’hui : la culotte.  

Doolittle : Quelle est votre pièce coup de cœur de cette collaboration ?

Francine Campa : Je les adore toutes, bien sûr : le body fraisier et j’aime beaucoup le singe qui me fait penser à La Joconde avec son sourire énigmatique, les petites culottes sont adorables aussi. Dans les marinières, j’ai particulièrement aimé le texte sur les espadons. 

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Carole Caufman : J’ai une passion pour les singes, j’étais assez challengée avec cet imprimé qui pour d’autres n’était pas le plus simple… J’ai plusieurs coups de cœur en fait : le chimpanzé, la marinière avec le banc d’espadons. Deyrolle s’intéresse à des espèces qui sont en danger, ils racontent une histoire, celle de l’espèce, et comment tu racontes aux enfants le sens de la terre, cette pièce avec le coquelicot, par exemple. On sort les codes du cadre pour apprendre autrement et transmettre, c’est ça l’importance. 

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Parce que la maison Deyrolle est fascinante, nous avons demandé à Francine Campa de nous en dire un peu plus sur cette institution historique.

Doolittle : Pouvez-vous nous raconter l’Histoire de Deyrolle ?

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©Marc Dantan

Francine Campa : C’est avant tout une institution pédagogique, quand Deyrolle a été créé en 1831, c’était à vocation pédagogique pour vendre des animaux naturalisés aux universités, aux instituts qui vont s’en servir pour l’éducation aux sciences. Créé par M. Deyrolle, un entomologiste passionné des insectes, après la période des grandes expositions où l’Europe s’ouvre au monde, la naturalisation est un moyen de ramener des animaux et surtout de les conserver pour les présenter. L’éducation aux sciences est une nouveauté, il faut instruire les étudiants. Aujourd’hui, on connaît grâce aux livres, aux émissions de télévision, comment le lion se meut, à l’époque il n’y avait rien. C’est le petit-fils du fondateur qui va développer les affiches pédagogiques et le matériel scolaire, et ce pendant un siècle ! Deyrolle était le leader des marchands naturalistes dans plus de 100 pays dans le monde et il est aujourd’hui le dernier survivant.

Jusque dans les années 60, c’est la famille Deyrolle qui est à la tête de la maison. A cette époque, il y avait une maison d’édition, des usines de verre (lamelles, des plaques de verre ancêtres des diapositives). Jusqu’en 2000, Deyrolle passe de main en main, puis c’est M. De Broglie qui rachète Deyrolle. Une personne passionnée de biodiversité, son grand oncle était Louis de Broglie, prix Nobel, il a gardé ce goût pour la science. Quand il apprend que Deyrolle est à vendre, il s’y intéresse, il faut imaginer qu’à cette époque Deyrolle se présentait tout à fait différemment, c’était une sorte de grande caverne d’Ali Baba, un vrai bric à brac ! Il entreprend des travaux tout en gardant l’ADN de la maison. Ceux-ci s’achèvent en 2007 et le 1er février 2008 un incendie ravage Deyrolle... on perd 90% des collections et on met un an et demi avant d’ouvrir, le problème principal étant le réapprovisionnement de la boutique. Grâce à une vente des pièces brûlées confiées à des artistes contemporains, nous réussissons à nous en sortir et cet incendie nous permet de voir ce que représentait Deyrolle pour tous ces gens qui se montraient solidaires, une institution parisienne, un lieu d’observation qui mêle nature, art et éducation et qui touche beaucoup de monde. Le lien entre Deyrolle et le monde de l’art est très fort, les artistes venaient historiquement comme Dali, André Malraux, plus récemment Woody Allen a même choisi de citer Deyrolle dans son film Midnight in Paris

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©Marc Dantan

Doolittle : Quelles sont les réactions des enfants quand ils arrivent chez Deyrolle ?

Francine Campa : C’est amusant tout le monde nous prend pour un musée, c’est dire que plusieurs fois par semaine on nous appelle pour nous demander le prix de l’entrée ! On aime se décrire comme une boutique-musée et à juste titre la visite de Deyrolle en soit est une sortie. C’est la sortie du week-end, pendant les vacances scolaires, une renommée mondiale et quand les enfants viennent chez Deyrolle ils peuvent rester autant de temps qu’ils le souhaitent et c’est merveilleux. Deyrolle enchante les enfants, ils montent et ils ont un accès à la Nature en direct. De voir leur émerveillement, c’est superbe, de les entendre pousser des "WOW !"

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©Marc Dantan

C’est vrai qu’on ne connait pas la proportion des choses, quand on voit les animaux à la télé, on ne se rend pas compte. Deyrolle est un lieu d’observation et pour les enfants en milieu urbain, c’est magique. Le monde des insectes est incroyablement diversifié et beau, on arrive à leur faire vaincre certaines phobies aussi. On leur donne envie de s’intéresser à la nature et de nombreuses petites choses sont abordables financièrement, de repartir avec un petit coquillage à 2€ c’est comme un trésor pour eux. C’est important de leur donner cette envie de protéger la nature ! Nous avons un grand choix en matière d’édition, nous dénichons des choses originales, des livres imagiers, des livres de coloriage, des livres d’activités…

Doolittle : D’où viennent tous ces animaux ?

Francine Campa : Ils viennent du monde entier ! Il faut savoir que les animaux ne sont jamais tués pour Deyrolle, ils viennent de zoos, de parcs animaliers, des vétérinaires, quand il y a un décès soit l’animal est incinéré soit il est récupéré par un de nos taxidermistes. Ce qui explique que l’on a parfois des animaux qui sont un peu bizarroïdes, très rares. Les autres animaux viennent de chasse raisonnée, on récupère les peaux, ils peuvent même être issus de mortalités naturelles dans des milieux sauvages. On est soumis à la convention internationale de Washington qui vise à protéger le commerce des animaux, il faut être sûr que nos animaux ne viennent pas de braconnage, de chasse interdite. Les insectes eux sont prélevés dans la nature, ceci pris en charge et contrôlé par des personnes sur le terrain.

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©Marc Dantan

Collection bébé, enfant et adulte, disponible à partir du 31 mai 2017 dans une sélection de boutiques en France et à l’international, sur l’eshop Petit Bateau et dans la boutique Deyrolle,  rue du Bac, 75007 Paris. 

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