“L’école fait totalement fausse route”

Rencontre

Faut-il changer l’école ? Céline Alvarez ne se pose même plus la question. Obstinément, elle tente d’inventer un nouveau modèle éducatif. Pendant trois ans, dans une maternelle de Gennevilliers, elle a expérimenté, insufflant dans sa méthode d’enseignement des notions issues des sciences cognitives. Résultat ? Des enfants plus heureux, plus vifs, plus autonomes… Faute de soutien de l’Éducation nationale, l’expérimentation s’est arrêtée en 2014. Mais Céline Alvarez, 32 ans, ne baisse pas les bras. Pour elle, “il faut tout revoir”.

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Maîtresse, c’était une vocation pour vous ?

Pas du tout. Ma vocation a toujours été de tester un autre modèle éducatif. Puis de le diffuser. Pour cela, j'ai décidé de passer le concours de professeur des écoles en 2009, pour avoir le passeport nécessaire et intégrer le système. Mais il n’a jamais été question pour moi de devenir “enseignante”. Passer le concours était un moyen d'infiltrer le système pour l’aider à se transformer et pour qu’il se recentre sur l’essentiel.

C’est quoi l’essentiel ?

C’est cette petite lumière intérieure que les enfants ont en eux, cette sorte de moteur intérieur, cet enthousiasme et cette curiosité naturelle innée. Tout cela ne demande qu’à s’exprimer et à conduire l’enfant vers son propre chemin, vers ses propres talents, mais l’école, telle qu’elle a été pensée, a tendance à entraver cet élan naturel. Et ce, malgré les efforts considérables des enseignants qui s’épuisent à faire de leur mieux. Cela, je l’ai constaté toute ma scolarité, en grandissant à Argenteuil, en pleine ZEP. Je voyais autour de moi des enfants dont l’étincelle s’étouffait progressivement mais sûrement. L’école leur imposait des sujets tellement loin de leur problématiques, ils se désintéressaient, se retrouvaient en échec et perdaient confiance en eux. Or je suis convaincue que nous avons tous quelque chose d’unique à apporter au monde. Lorsqu’un enfant perd confiance en lui, c'est toute la société qui perd un de ses atouts majeurs qui, potentiellement, peut se retourner contre elle. Cela m'attriste beaucoup.

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Comment arrivez-vous dans l’Éducation nationale ?

J’ai fait du théâtre à Paris, puis je suis partie en Espagne, pays d’origine de mon père. Je ne savais pas ce que je voulais faire, mais je savais que je voulais changer les choses… J’ai donné des cours de français, mais c’était alimentaire. Néanmoins, c’est comme ça que je me suis intéressée aux sciences cognitives : je voulais comprendre pourquoi un cerveau qui a entendu une langue étrangère avant trois ans est capable de la reproduire. J’avais entendu parler espagnol dans mon enfance et lorsque j’ai eu besoin de l’utiliser à mon tour, je n’avais pas d’accent français. Cela m’a montré qu’il y a des mécanismes naturels d’apprentissage que l’on ignore, et qui s'expriment sur des périodes déterminées. Ces mécanismes sont extrêmement puissants et nous n’avons pas d’autre choix que d’y obéir ; au lieu de les connaître et de les respecter, l’école fait du bricolage pédagogique intuitif. J’ai passé un master en sciences du langage et, à mon retour en France, j’ai entendu un chiffre qui m’a révoltée, et qui montre bien que nous avons un système qui marche à contre-courant des lois de l’apprentissage.

C’est-à-dire ?

D’après un rapport du Haut Conseil de l’éducation, 40% d’enfants sortent chaque année du CM2 avec des lacunes qui les empêcheront d’avoir une scolarité normale au collège. Ça m’a fait l’effet d’une gifle. Pour moi, ce n’était pas juste un chiffre. J’avais vu pendant ma scolarité la souffrance que l’échec générait, entraînant la violence, envers soi, envers l’autre. 40%. Ce chiffre ne signifie pas que 40% d’enfants sont moins intelligents que les autres, ce chiffre est le symptôme criant d’un système inadapté. L’école n’a pas été pensée pour accompagner les mécanismes d’épanouissement et d’apprentissage humain, lorsqu’elle a été créée, nous ne les connaissions pas ! Évidemment, on a fait fausse route, c’est normal. Mais maintenant, il est temps de revoir la copie. Dans mon parcours, le travail du Dr Maria Montessori a été une révélation. Elle parlait déjà en 1950 de “lois de la vie” qui génèrent un cercle vertueux grâce auquel l’apprentissage devient facile et joyeux. Ces lois, nous les connaissons aujourd’hui : l’être humain apprend et s’épanouit en faisant ses propres expériences, à son rythme, et dans une relation positive à l’autre. Sans stress, en suivant ce qui le passionne. À l’inverse, la comparaison, le jugement, le travail non enthousiasmant génèrent fatigue et épuisement. L’Éducation nationale est entrée dans ce cercle vicieux, et tout le monde s’épuise : les enfants, les profs, les parents... Plus je lisais les écrits du Dr Montessori, plus j’étais convaincue qu'il fallait tester ses propositions pédagogiques et les poursuivre.

Et vous avez décidé de mener ce test à l’intérieur même du système, au sein de l’école publique ?

Je me suis dit que la seule solution pour faire bouger les choses, c’était d’enfiler le “costume” de l’enseignante, d’infiltrer le système pour le secouer de l’intérieur. J’étais indignée ! Je voulais allumer une lumière de l’intérieur et montrer aux enseignants qu’ils pouvaient tout à fait faire autrement. Que c’était possible. Mais avant d’expérimenter autre chose, j’ai demandé à aller à Neuilly-sur-Seine, parce que je ne connaissais pas l’impact de l’école sur les enfants de milieux favorisés. Je voulais voir si les résultats y étaient meilleurs avant de penser à proposer un autre modèle.

Et alors ?

La plupart des parents sont frustrés parce que leurs enfants grandissent dans des environnements hyper-stimulants à la maison et vont plus vite que les programmes scolaires, mais les enseignants freinent, car ils ont justement des programmes à respecter. Et de l’autre côté, en milieu défavorisé, les enseignants s’épuisent à apporter aux enfants ce que les familles n’ont pas la possibilité de leur offrir. Finalement, le système ne convient réellement à personne, tout le monde a envie de faire autrement, aussi bien les parents que les enseignants, et ce, dans tous les milieux. Ce qui explique certainement l’explosion des écoles alternatives privées et l’engouement pour les nouvelles approches.

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Et ce que vous avez découvert en formation était mieux ou pire que ce que vous pensiez ?

Pire ! La formation est complètement dépourvue de tout contenu en sciences cognitives. C’est quand même incroyable que nos enseignants ne sachent pas comment fonctionne le cerveau d’un enfant ! L’éducation reste un métier intuitif en France, alors que la recherche en sciences du développement humain, notamment les avancées en sciences cognitives, nous éclairent sur le fonctionnement du cerveau de l’enfant : la façon dont il apprend et la façon dont il n’apprend pas.

Que faut-il revoir ?

Tout. L’organisation, les contenus. Comme disait Maria Montessori, on ne s’est pas trompés sur quelques détails, on a fait totalement fausse route... On sait par exemple que les relations positives à l’autre favorisent l’apprentissage. La bienveillance, l’amour, l’entraide entraînent la sécrétion de dopamine, de sérotonine, d’endorphines qui déclenchent la motivation, le bien-être et même l’empathie ! La bienveillance est un catalyseur des apprentissages et du bien-être. C’est le cercle vertueux dont je vous parlais. À l’inverse le stress, la compétition entraînent la sécrétion de cortisol, qui bloque la sécrétion de toutes ces molécules. Et on entre dans un cercle vicieux. On parle beaucoup aujourd’hui de pédagogie coopérative, mais il n’existe pas de “vraie” pédagogie qui ne soit pas coopérative et bienveillante. On n’apprend pas autrement que par l’échange positif et l’interaction aimante. En tout cas pas de façon solide.

Comment passez-vous de Neuilly à Gennevilliers ?

Alors que l'année scolaire à Neuilly n'était pas encore terminée, j'ai obtenu un rendez-vous en mai 2011 avec le conseiller éducation du président de la République. Intéressé par mon projet et ma démarche, il m'a orienté vers le cabinet du ministre de l'Éducation nationale. Celui-ci a été tout autant intéressé et m'a proposé spontanément de démarrer dès la rentrée suivante une expérimentation. J'ai accepté, à trois conditions : que j'ai carte blanche pédagogique pendant trois ans, que les résultats des enfants soient évalués par des tests scientifiques et que l'expérience ait lieu en zone d'éducation prioritaire.

Qu’avez-vous mis en place ?

Cela se résume en plusieurs éléments essentiels : un environnement social riche, avec des enfants d’âges différents, parce qu’à 3 ans, on n’apprend pas d’un camarade du même âge, mais d’un enfant qui est dans sa “zone proximale de développement”, c’est-à-dire un peu plus jeune ou plus âgé ; des activités sensorielles, adaptées aux intérêts des enfants, comme des encastrements de formes géométriques, de longues barres à compter allant jusqu'à un mètre ; de l’autonomie, pour les laisser développer leur propre talents à leur propre rythme, et enfin de la bienveillance, de l’amour, des encouragements ; et du temps.

Cela se traduit comment ?

On a modifié tout l’environnement de la classe en évacuant les jouets, en donnant des activités réelles et en laissant les enfants pleinement autonomes de 8h à 16h. Pourquoi avoir retiré les poupées ? Car lorsque les enfants passent leur temps avec des plus petits, ils les aident à s’habiller, à finir leur activité, ils les consolent… Ils peuvent satisfaire leur besoin social et leur besoin d’imitation avec de vrais êtres humains, il n’y a plus besoin de poupées. Les substituts sociaux deviennent inutiles. Même chose lorsque l’on offre des objets de la vie réelle : de quoi balayer, laver le linge, prendre soin des plantes, de soi, de l’environnement de la classe. La dînette peut être retirée, car les enfants n’ont plus à faire semblant, nous leur donnons accès à la vie quotidienne de leur culture. Et c’est ce qu’ils désirent ardemment.

Les enfants faisaient ce qu’ils voulaient ?

Ils ne faisaient pas ce qu’ils voulaient, ils voulaient ce qu’ils faisaient ! On leur proposait des activités, et il leur appartenait de choisir celle qui leur convenait et de la répéter autant que nécessaire, seuls ou à plusieurs. Nous les guidions bien évidemment pour commencer. Chacun pouvait apprendre à son rythme.

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Les résultats que vous publiez sur votre blog sont très positifs*. Pourquoi l’expérimentation a été arrêtée ?

Le changement de gouvernement en 2012 a mis l’expérimentation en difficulté. La nouvelle équipe ministérielle ne soutenait pas le projet, l’institution a interdit les tests. J’ai fait tout de même passer des tests hors du temps scolaire, avec la complicité des parents et de psychologues. Pendant deux ans, j’ai mené un combat quotidien pour que l’expérience ne s’arrête pas, mais ce genre de désobéissance m’a valu burn-out, recadrages institutionnels, menaces, humiliations ; enfin, en septembre 2014, malgré le soutien du neuroscientifique Stanislas Dehaene, on m’a annoncé que le matériel me serait retiré. Puisque j’avais atteint mon objectif des trois années d’expérimentation sur le terrain, résultats en poche, j’ai préféré démissionner pour me consacrer à la diffusion des outils auprès des enseignants. Car ils sont nombreux à vouloir prendre la relève. Depuis mai 2013, mon blog a reçu 600 000 visites et compte 6000 abonnés.

Quelles ont été les réactions des parents ?

Ils étaient sceptiques au départ. Je leur ai dit : “Laissez-moi 3 mois.” Après quelques semaines, ils commençaient à changer d’avis et étaient très émus en observant les transformations chez leurs enfants. Ceux-ci n’ont pas seulement progressé sur le plan scolaire, c’est toute leur personnalité qui s’est transformée, à l’école comme à la maison. Ils sont devenus calmes, autonomes, curieux, épanouis, généreux. Au final, c’est ce qui a le plus touché les parents, le changement surprenant de caractère de leurs enfants. Ils en témoignent d’ailleurs sur le blog.

Que faites-vous depuis que vous avez démissionné il y a un an ?

Je n’ai pas renoncé ! Je pense qu’il est possible de changer le système “de l’intérieur par l’extérieur”. Je partage en ligne sur mon blog les outils théoriques et pratiques développés pendant les trois années. Une forte communauté d’enseignants a déjà commencé à prendre le relais, je souhaite les aider à poursuivre. J’ai proposé un accompagnement de 2 jours cet été pour préparer la rentrée, 350 enseignants se sont montrés intéressés !

Pourquoi ne pas aller enseigner dans le privé, dans une école Montessori ?

Parce que comme je vous l’ai dit, je ne souhaite pas enseigner, mais proposer un nouveau modèle pour l'école. À Gennevilliers, j'ai repris les travaux de Maria Montessori, mais c'était un point de départ. Je souhaite faire converger toutes les propositions pédagogiques les plus pertinentes et transcender l'idée de méthode, c'est d'ailleurs le chemin que Maria Montessori nous invitait à prendre.

C’est à la science de dire comment il faut enseigner aujourd’hui ?

Non, c’est à la science de nous dire comment le cerveau apprend. Une fois le cadre fixé, ce sont aux pédagogues de trouver les environnements, les activités qui vont faire levier. La pédagogie n’a aucun sens si elle n’est pas fondée scientifiquement. Après, il peut y avoir plusieurs méthodes. Aujourd’hui, j’ai très envie de prendre ma caméra et d’aller découvrir les meilleures innovations pédagogiques dans le monde. À terme, je rêve de créer un centre de recherche, qui réunirait des scientifiques et des experts pédagogiques, pour créer les conditions qui permettent de développer les potentiels de l’être humain. Car finalement, c’est la vraie question qui ressort de toute cette expérience : quels sont les potentiels de l'Homme ? Les connaît-on ? Je crois que si nous permettons enfin à l’être humain de se développer dans un environnement qui ne l’entrave pas, nous verrons alors émerger un nouveau type de personnalités et de potentialités humaines. Et nous avons besoin de ces “nouveaux” enfants ayant épanoui pleinement leurs potentiels cognitifs, créatifs et sociaux : tous nos systèmes s’écroulent, ils ont à créer le monde de demain.

*Des résultats qui interpellent

Durant trois ans, de septembre 2011 à juin 2014, Céline Alvarez a mené une expérimentation à l’école maternelle publique Jean-Lurçat de Gennevilliers, avec une classe de triple niveau (petite, moyenne et grande section) d’environ 25 enfants. Elle a repris les travaux de Maria Montessori et les a enrichis avec l’apport des sciences cognitives et de la linguistique française. Selon le rapport réalisé la 1re année par les psychologues du CNRS de Grenoble, tous les élèves (sauf un qui a été le plus absent) ont progressé plus vite que la norme. 9 enfants sur 15 de moyenne section et un enfant de petite section sont entrés spontanément dans la lecture. À la fin de la 2e année, tous les enfants de grande section et 90% des moyens étaient lecteurs et affichaient aussi d’excellentes compétences en arithmétique, les meilleurs obtenant des résultats équivalents à des élèves de CE2. L’analyse des tests réalisés la 3e année est actuellement en cours.

Texte Karine Hendriks
Photos Renaud Bouchez
Article initialement paru dans le Doolittle n°24

 

Lire les 32 commentaires

  • mercredi 13 janvier 2016
    IsaJobin : "Bravo Mme Céline! Vous m'avez inspirée. Je suis une pédagogue Freinet, demeurant à Quebec (Quebec, Canada). Quel bonheur de vous lire car tout au long de votre article, je suis en accord avec mon propos. Je suis Isabelle Jobin. J'ai fait une maitrise, mémoire portant sur comment apprendre à être un enseignant Freinet et qu'est-ce qu'il apprend tout au long de sa carrière afin de demeurer toujous dans la philosophie pédagogique du pédagogue Français Celestin Freinet. Je suis dotée du même désir de rénovation de notre système éducatif."
  • mercredi 13 janvier 2016
    : ""Le système ne convient réellement à personne" : mais quel aplomb ! Je ne suis pas sûre que vous ayez si bien observé les classes madame. Il y a énormément de parents ravis par l'enseignement que prodiguent les enseignants, ainsi que leurs enfants. Par contre quand je lis que vous n'avez pas passé le CRPE par vocation mais pour changer le système, là ça me dérange davantage. J'espère en tout cas que vous n'aurez pas le culot d'inscrire vos propres enfants dans une école publique ! Votre comportement est sans doute toléré dans la fonction publique : imaginez que vous fassiez pareil dans une entreprise privée ! Vous seriez congédiée assez rapidement je pense... ;) Les écoles alternatives existent, les parents peuvent tout à fait y inscrire leurs enfants !"
  • mercredi 13 janvier 2016
    : "Les écoles alternatives existent mais sont payantes et tous n'ont pas les moyens d'y inscrire leurs enfants. L'école est un droit pour tous, elle se doit d'être accessibles à tous. Les pratiques alternatives ont fait leur preuve depuis plusieurs dizaines d'années. Mais elles dérangent car elles ne formatent pas les élèves, elles les émancipent..."
  • mercredi 13 janvier 2016
    PéNombre : "Quand on met en relation les résultats de l'expérience et le soutien de l'EN, ça laisse rêveur sur les objectifs reels de l'EN. Certainement pas l'épanouissement et la réussite. Chez nous, nous avons opté pour que les enfants s'instruisent sans école (apprentissage naturel donc sans cours, horaires et programmes scolaires), dans le but de preserver leurs qualités naturelles, de leur permettre de s'épanouir et de développer leur propre essence. :-) On ne changerait pour rien au monde, on s'est offert une sacrée chance !"
  • mercredi 13 janvier 2016
    Guilhem : "Céline, je travaille sur un projet en parfaite adéquation avec ta vocation/ta vision de l'éducation. Il faut qu'on se rencontre !"
  • mercredi 13 janvier 2016
    Guilhem : "Céline, je travaille sur un projet en parfaite adéquation avec ta vocation / ta vision de l'éducation. Il faut qu'on se rencontre."
  • jeudi 14 janvier 2016
    Gérard : "Céline, Avez-vous besoin de bénévoles pour vous aider dans certaines tâches ?"
  • jeudi 14 janvier 2016
    : "Encourageant mais comment faire pour tous ceux qui sont en échec ? Est il trop pour eux?"
  • jeudi 14 janvier 2016
    : "Enfin enfin enfin quel courage bravo mais le chemin est long et sème d'embûches ,je suis cuisinière et je crois que l'enseignement va de paire avec un immense sentiment de bien être a partir du fait qu'il soit partagé entre les enseignes et les enseignants en tous les cas bravo encore et continuez votre combat de tout cœur avec vous"
  • vendredi 15 janvier 2016
    Marie jose : "Bonjour je suis fiere de voir qu'une belle âme à tout compris Merci."
  • vendredi 15 janvier 2016
    : "La critique est facile mais je ne comprends pas pourquoi avoir arrêté d'enseigner ... Quelle est la priorité ? Donner des leçons pas très originales aux autres ou les appliquer ?"
  • samedi 16 janvier 2016
    Annie : "Merci à vous Céline d'avoir tentée cette expérience, vous avez tout compris, c'est l'être que nous devons laisser exprimer en chacun..Que la créativité et l’autonomie de chaque enfant puissent s'extérioriser ..Mais ce n'est certes pas le but de notre société actuelle ..J'espère que de plus en plus d'enseignants puissent avoir la même ouverture d'esprit que vous pour arriver à l'imposer et que l'état le permette .."
  • lundi 18 janvier 2016
    Nadia : "test sous gouvernement de droite et stop sous gouvernement de gauche alors que l'expérience a été reconnue positive. C'est scandaleux. Merci Madame pour vos efforts maigrement récompenses."
  • samedi 23 janvier 2016
    : "Je suis complètement convaincu que Céline Alvarez est sur la bonne route. Voir la souffrance de mes deux enfants essayer de s'adapter aux rythmes et exercices qu'on leur impose est très difficile. Et encore la maternelle à été très bien vécue pour eux, mais la primaire c'est vraiment autre chose. Bravo et tenez bon!"
  • samedi 23 janvier 2016
    L’école fait fausse route! | Le Magazine MieuxEnseigner : "[…] Lire la suite de cet article […]"
  • dimanche 24 janvier 2016
    Anne Marie : "Bravo à Céline ALVAREZ pour son audace son sens de l observation sa justesse d analyse et son intelligence pratique et communicative. Un espoir pour nos enfants et tous ceux qui tentent de les Elever corps âme esprit en quête d eux mêmes et du monde alentour."
  • lundi 25 janvier 2016
    La petite école dans la prairie | Doolittle : "[…] subir le système scolaire français, selon certains enseignants comme Céline Alvarez (interview ici). Aujourd’hui France 3 Languedoc-Roussillon s’interroge aussi sur les méthodes d’éducation […]"
  • mardi 26 janvier 2016
    interview de Céline Alvarez | l'école selon GARP : "[…] http://www.doolittle.fr/lecole-fait-totalement-fausse-route/ […]"
  • jeudi 28 janvier 2016
    Gilou : "C'est un peu facile de critiquer, mais vous ne parlez pas des différences de milieux des enfants qui expliquent pour une grande part les différences de niveaux de compréhension à l'école ... sans parler d'ailleurs aussi des différences d'enseignements des instituteurs (trices) eux-mêmes ! Soyez un peu plus indulgente ! et si vous aimez tant l'enseignement, pourquoi avoir arrêté d'enseigner ?"
  • samedi 30 janvier 2016
    Manuel 0yster : "C'est tout a fait vrai, l’école n'est pas adaptée BRAVO a cette femme EXCEPTIONNELLE."
  • samedi 6 février 2016
    Michèle La Chapelle : "Je suis très heureuse de cette initiative comme si, chaque fois qu'une innovation est cassée, une autre prend le relais ailleurs. J'ai du me battre 30 ans un pied dans le circuit et un hors circuit, c'est très éprouvant et le burn-out guette. Je suis à la retraite et je ne recommencerai ce dur chemin pour rien au monde mais place aux jeunes qui y croient!!!! Avec foi et persévérance, être fidèle à ses convictions et sensible à ses recherches... Voir la joie des enfants compris... Un délice..."
  • vendredi 12 février 2016
    Hervé le Grand : "Chère Céline Alvarez, je suis depuis plusieurs années vos actions et je vous félicite comme j’ai eu l’occasion de félicité Marc le Bris instituteur et directeur d’école en Bretagne. Bravo pour votre travail et vos actions et vos projets. N'hésitez pas à faire appel à nos réseaux pour vous aider à diffuser vos articles, vos actions et vos appels à projets ici en France et ailleurs.. c'est-à-dire partout où les enfants n'ont pas de maîtresse ou maître heureux d'enseigner et de transmettre et ou les méthodes ne permettent pas aux enfant d’apprendre le code de nos langues. Et... je profite de ce message pour vous souhaiter un Joyeux Anniversaire avec je l'espère une beau gâteau fait par les enfants d’Aubervilliers. Bien à vous et à celles et ceux qui vous accompagnent sur ce beau chemin cohérent, salutaire pour tous les enfants de France, d’Europe et des cinq continents. Respectueusement et chaleureusement, Hervé. Eco-conseiller Primum non nocere... D'abord ne pas nuire"
  • samedi 13 février 2016
    Marie : "Finalement l'école "Montessori", en dehors du fait que nous n'étions pas dans des cours multiples et qu'on faisait plutôt par exemple du collage de feuilles d'arbres, des colliers de pâtes ou du papier mâché ainsi que de longues récréations, c'est celle que j'ai connue il y a bien longtemps maintenant. C'était une époque où les programmes n'existaient pas en maternelle, ce qui laissait une grande liberté aux enseignant(e)s et leur permettait de davantage respecter les rythmes et les besoins physiologiques des enfants. J'ai donc un peu l'impression qu'on s'extasie devant la re-découverte du fil à couper le beurre. La question qui subsiste : est-on prêt à supprimer les programmes ce qui permettrait l'application de ce cadre pédagogique ? En constatant la fin de l'expérimentation de Genevilliers, alors qu'elle semble avoir été positive par bien des aspects, mais au prix, semble-t-il, de la suppression d'une partie des programmes officiels, on peut s'interroger."
  • dimanche 14 février 2016
    Vivie : "Bravo! pour votre démarche. J'aimerais avoir le courage d'en faire autant. J'ai éduqué mes enfants avec une approche humaine et à leur écoute (inspirée du concept du continuum de Jean Liedloff). Leur entrée à l'école traditionnelle a été un véritable combat contre moi-même et contre eux. je les ai vus s'éteindre d'année en année et j'essaie à bout de bras, de maintenir allumée cette petite étincelle qui illuminait leurs yeux durant ces années où je pouvais leur assurer un environnement sain. Ma fille commence l'école secondaire, cette année. Oh! comme elle m'a suppliée de faire "l'école maison" avec elle. Et oh! comme j'aurais voulu pouvoir lui dire oui. Entendre parler de projets comme le vôtre me redonne espoir. Un groupe travaille à faire construire une école alternative dans ma région. Pour ma grande fille, il sera trop tard, mais je pense aux générations d'enfants à venir et je soutiens de toutes mes forces de telles initiatives. Nous savons tous que le modèle d'école traditionnelle ne fonctionne pas. C'est une évidence. Pourquoi est-ce donc encore le modèle en vogue?"
  • mardi 16 février 2016
    nicole : "très intéressant, j'aimerais savoir si il y a moyen d'avoir de plus amples renseignement ou formation sur cet apprentissage. Merci"
  • mercredi 17 février 2016
    : "ce que vous avez decouvert vous ai inconnu et vous avez eté écarté a cause de ca. vos enfants se sont comportés comme les malades de anton mesmer en 1780 car leur ame a encore de la puissance sur la matiere et ceci jusqua 5 a 6 ans . leur apprentisage par l'amour est donc demultipié et ceci pose le probleme de la reincarnation et d'une autre vision de la vie et de la religion"
  • lundi 7 mars 2016
    : "BRAVO !"
  • mercredi 9 mars 2016
    dan : "Il est évident que l'école est au service d'un système et non au service des enfants. Si c'était le cas , on ne laisserait pas des enfants enfermés dans des classes toute une journée. Les petits ont besoin de bouger ..... ils ont besoin de nature , d'air ..... Et lisez quelques livres scolaires qui datent de 50 , 60 ans et plus ..... vous verrez comme le formatage est visible. Dans 100 ans d'ici ceux qui liront les livres scolaires actuels auront la même impression ..... Continuez Céline et ne prêtez pas attention à ceux qui aiment stagner dans les conventions sans rien déranger de leur routine. Votre action est en adéquation avec ce monde nouveau que de plus en plus de personnes tentent de mettre sur pied. Bravo à vous !"
  • lundi 14 mars 2016
    : "Bonjour Céline, d'abord, bravo pour tes initiatives. En effet, beaucoup d'enseignants tentent de transformer le "système E.N." de l'intérieur, et beaucoup se découragent en constatant que ça ne fonctionne pas du fait, entre autre, qu'ils sont mis au ban de la "communauté éducative scolaire", regardés comme des "doux rêveurs" ou des "fous", quand ils ne sont pas carrément harcelés, voire finissent par être exclus du système. Le point commun récurrent dans beaucoup de témoignages est le sentiment et le ressenti douloureux de solitude, d' isolement, et parfois ils sont concrètement mis en quarantaine, voire finissent licenciés pour les plus tenaces. Donc oui tu as raison, un certain nombre d'entre eux souhaiteraient faire autre chose, mais ne connaissent souvent pas autre chose. Je suis d'ailleurs d'accord avec toi lorsque tu critiques la formation, laquelle en effet ne contient pas ou trop peu d'éléments sur le développement de l'être humain et le fonctionnement de son cerveau etc.... Tu as du mérite pour pour avoir proposé l'initiative que tu as développée à Gennevilliers, peu ont ce culot d'aller au plus haut niveau pour faire des propositions. D'un autre côté d'autres qui ont plus d'expérience que toi et sont plus éclairés sur la question "politique" en général et "politique de l'éducation" en particulier savent que c'est perdu d'avance...Tu dois mieux comprendre de quoi il retourne en te basant sur l'expérience des éléments que tu nous rapportes et qui ont mené à ta démission. Ce que tu cites est tout à fait vérifié dans certains contextes d'"éducation alternative"(pas dans tous, loin de là, et à des degrés très variables d'un enfant à l'autre parfois): le fait que "l’être humain apprend et s’épanouit en faisant ses propres expériences, à son rythme, et dans une relation positive à l’autre. Sans stress, en suivant ce qui le passionne. " Ensuite, à partir de ce que tu dis, je constate que l'expérience que tu as développée à Gennevilliers se situe dans ce qui a été appelé le courant de l' "éducation nouvelle ou du 2è type", le fait que: "Ils ne faisaient pas ce qu’ils voulaient, ils voulaient ce qu’ils faisaient !" et "On leur proposait des activités, et il leur appartenait de choisir celle qui leur convenait" et "ce sont aux pédagogues de trouver les environnements, les activités qui vont faire levier": en effet, dans ce contexte qui a aussi été appelé "école du 2è type", l'adulte crée un environnement riche en "ressources" pour les enfants. Maria Montessori a créé ce qu'elle a appelé un "matériel de développement", d'autres proposent d'autres matériels, et l'enfant peut choisir vers quel matériel se diriger, encore que le matériel Montessori est proposé selon une certaine progression, de façon plus ou moins rigide selon les écoles. Dans ce que tu as développé, il ressort que les enfants semblaient vouloir ce qu'ils faisaient: laver le linge, manipuler un matériel choisi par eux etc... C'est sur cette idée d'un environnement "préparé" et d'un matériel "pré-conçu" qu'apparaît notamment, à des degrés divers,la différence entre l'éducation nouvelle 2è type(Montessori, Waldorf Steiner, Decroly Etc...) et les approches appelées du "3è type" développées à partir de l'expérience très riche menée par Bernard Collot, dont tu peux aller visiter le blog si intéressant. La pédagogie Freinet se situerait entre les 2. Tu peux aussi y trouver la "Maison des Enfants" à Vincennes. Quant à "transcender l'idée de méthode": Tu trouves ça dans ce qu'on pourrait appeler école du "4è type" ou "démocratique"...: Il s'agit d'une approche basée sur le modèle "Sudbury" quasi inconnu en France sauf depuis peu, qui s'est inspirée sur certains aspects d'écoles type Summerhill (A.S. Neil) en Grande Bretagne, et sur d'autres aspects de la pédagogie institutionnelle (tu peux aller visiter le site de l'école de la Neuville" dont Françoise Dolto a été la marraine), et qui fonctionne sur un mode démocratique où l'enfant fait, ici, tout ce qu'il veut, sans aucun programme ni notes ni devoirs, ni cartables ni cahiers...Les enfants qui le souhaitent participent, chacun à sa manière, à l'auto-gestion de l'école et à la gestion des espaces et des temps, des "conseils d'école"(tout ce qui se rapporte au fonctionnement de l'école) et des conseils de "justice"(où les membres peuvent discuter de discordances entre eux, de choses qui les gênent, de ce qu'il perçoivent comme un dysfonctionnement etc....) Ce sont tous les membres de la communauté(enfants autant qu'adultes) qui peuvent faire des propositions d'aménagement d'espaces et de temps, d'ateliers etc... A l'école dynamique à Paris, chacun décide de ce qu'il veut faire de son temps: se reposer, jouer, lire, sortir, etc... Je t'invite à aller visiter leur site!Tu peux retrouver le réseau des écoles "démocratiques" sur le site de l'EUDEC, chacune a une approche singulière. Les approches qui précèdent ont été développées pour la plupart en milieu scolaire. Hors du milieu scolaire, Il y a la "pédagogie sociale" que très (trop) peu de gens connaissent: En France elle s'est développée notamment par Laurent Ott au sein de l'Association Intermèdes Robinson qu'il a créée avec d'autres, en Essonne (91): tu y retrouves un fonctionnement démocratique(conseils de quartiers..). Je te recommande aussi vivement d'aller visiter leur site... Hors scolaire, d'autres lieux passionnants se sont aussi développés avec des personnes engagées dans des démarches alternatives: le cafézoïde dans le 19è etc... Je dirais que la question essentielle n'est pas tant de se dire "alternatif", "démocratique" etc..que de savoir quel sens on donne à ces mots et comment surtout on les vit au quotidien, cela peut varier considérablement d'un lieu à un autre. Cette question est associée à une vision qu'on a de la vie en société, et est liée à la question de la démarche et des transformations. Voilà, merci pour ton expérience! Evelyne Burlot"
  • lundi 11 avril 2016
    Bruno Ducoux : "Aprés un Master 2 en Sciences de l'éducation à l'Université de Tours, nous avons mis en place dans la formation continue des ostéopathes à la FROP www.frop.fr, Formation recherche Osteopathie Prévention, une pédagogie de "Perception/action". L es retours des participants montrent plus d'empathie dans leur travail et de bonheur de la part des patients."
  • mardi 10 mai 2016
    Aneth : "BRAVO BRAVO BRAVO d'oser... Je suis très touchée en tant qu'ex enseignante ( à la retraite). J'ai toujours fait en sorte dans mon parcours d'offrir autre chose à l'enfant ( dans le domaine du corps, de l'expression au sens large et surtout de la bienveillance, de l'encouragement, de la positivité ...) malgré les réticences de ma hiérarchie et aussi de collègues convaincus qu'on ne devait pas faire entrer le plaisir et l'affectivité à l'école .... Je vous encourage vivement à poursuivre pour le bien des enfants et des adultes qu'ils vont devenir, dans l'optique d'un monde meilleur ... et ça j'y crois si chacun y sème sa graine !!! MERCI MERCI"
  • samedi 14 mai 2016
    Isabelle Jobin : "Je suis Isabelle Jobin, enseignante du Québec, oeuvrant dans une école à Pédagogie Freinet. J'aimerais que Mme Céline Alvarez me communique. Je suis à organiser une rencontre international d'enseignants Freinet, qui se déroulera en juillet 2020, à Québec. J'aimerais beaucoup communiquer avec Mme Alvarez pour toute l'inspiration et le modèle qu'elle m'insuffle. Merci beaucoup de communiquer ma demande."

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