Ma maison c’est au total dix-sept maisons et échoppes au graphisme un poil suranné et aux couleurs délicates qui semblent sorties d’un autre temps, très faciles à bâtir grâce aux conseils avisés de l’auteur.

Personnage à la carrière atypique, Delphine possède un double bagage, celui d’illustratrice et celui de conceptrice d’images de synthèse ! Cette seconde activité l’a amenée jusqu’aux Etats-Unis où elle réside aujourd’hui. Elle se consacre dorénavant à l’illustration pour le plus grand bonheur de son petit garçon…
Rencontre avec une artiste aux rêves et aux idées plein la tête.

Vous vivez aux Etats Unis. Racontez-nous comment vous y êtes arrivée.
J’ai beaucoup voyagé plus jeune, à l’époque, faire des textures pour l’image de synthèse, ça n’était pas un métier courant. Pour progresser dans mon métier, la Californie était le meilleur choix après Paris. Je ne regrette pas, il y a un vrai mélange de culture ici dont je ne saurais plus me passer.
Comment passe-t-on des effets spéciaux aux livres pour enfants ?
C’est un métier très dur et très prenant, on travaille parfois le soir et le week-end, ce n’est pas forcément facile pour les mamans ! Moi je me changeais les idées en dessinant sur mon blog, le Non Dairy Diary. C’est le public qui a décidé que c’était pour les enfants, je dessine de jolies choses pour tout le monde, adultes compris.
Continuez-vous à travailler pour le cinéma ?
Je n’exclus pas d’y revenir parce que c’est un bon travail pour les curieuses ! Mais je ne peux pas tout faire. Je viens de poser la question à mon petit Loulou, et il a répondu que j’ai arrêté pour " dessiner et être avec moi !". Pour l’instant, en effet, je trouve ça beaucoup plus intéressant.
Comment avez-vous conçu "Mon village" ?
Cela fait plusieurs années que je propose des petites maisons à monter sur mon blog. Elles ont été conçues très vite, et je voulais travailler à un modèle plus pro, très facile à monter mais plus solide, avec plein de détails. Delphine, mon éditrice chez Escabelle, était très enthousiaste sur le projet. C’était très inspirant, un livre fait par des mamans qui savent ce que c’est qu’un après-midi pluvieux...et comment l’occuper !
Vous construisiez déjà des choses quand vous étiez petite ? Des maisons en particulier ?
Holala oui ! On avait toujours un projet sous la main. Tout le monde bricole chez moi, pour s’amuser, réparer ou construire, une vraie famille "béton -couture" ! Je viens d’une famille très unie, ma maman particulièrement était pleine d’idées, et oui, elle nous a fait faire des maisons ! Je me souviens comme c’était compliqué de les colorier avant de les monter, je m’en suis souvenue au moment de faire les miennes.
Vous souvenez-vous des rêves que vous aviez ?
Je me souviens très bien de mes rêves de petite fille. Je voulais dessiner comme dans Pomme d’Api. Je voulais faire du vélo à Venice Beach (suite à un article dans Spirou), voir Star Wars mais j’étais trop petite, aller voir mon amie à Tokyo... Ado j’ai travaillé très dur pour avoir deux diplômes, un en image de synthèse, l’autre en illustration. Je suis très têtue, j’essaie toujours, je n’arrête jamais. Ça marche !
Pour votre prochaine collaboration avec Escabelle, vous avez imaginé
des "paper dolls".
Un jeu, un livre, ça doit permettre de se projeter dans un rôle, dans une vie. Je faisais des poupées en papier avec mes petites cousines, elles s’en rappellent encore avec plaisir. En cherchant une idée de jeu pour des petites filles futées, je me suis souvenue de ça. J’ai eu envie de retrouver un style très frais, très français. J’ai monté un dossier et j’ai présenté le projet à Escabelle et on a décidé d’y aller.
Holala, quel projet, il y a près de 250 petites et grandes illustrations, j’ai cru devenir folle, je n’en voyais plus la fin !
Prix : 11,90€
Mon village aux éditions Escabelle.
Disponible en librairie.
V.D.R. et L.L.