Le tour d’Europe

Livres personnalisés & Interview

Ils sont beaux, ils sont personnalisés, ils sont écolos, uniques, rigolos et sans stéréotype. Vous l’avez compris la liste est longue pour qualifier les livres de la maison d’édition ZebraBook. Confectionnés à la main en Belgique, les abécédaires, le livre des animaux, le livre des talents, ou le tout nouveau Tour d’Europe, raconte chacun une histoire différente adaptée au prénom de l'enfant qui le reçoit.


Bien plus qu’un livre donc, les ZebraBook sont dans l’air du temps et transmettent des valeurs qui nous sont chères. Si donner le goût de la lecture n’est pas toujours chose facile, cette maison d’édition tient a en faire une expérience unique (et pas que pour les enfants). Laissez-vous donc séduire par ce concept pensé et réalisé par Marie, Michel et Laurent qui ont tout de même inventer les « plus beaux livres de la galaxie».

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Pour vous présenter plus en détails leur nouveauté Le Tour d'Europe et leur concept, nous avons posé quelques questions à Marie Thibaut de Maisières, fondatrice des éditions ZebraBook. Rencontre.

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Doolittle : Marie, explique-nous le concept de ZebraBook ? Comment est né ce projet ?

Marie : J’étais d’abord une cliente super fan du livre des animaux, qui a envoyé une lettre de félicitations aux deux créatrices du livre. Trois ans plus tard, épuisées par l’aventure entrepreneuriale, les filles, m’ont envoyé un mail, à tout hasard, pour me proposer de reprendre le livre. Ce que j’ai fait sans hésiter.

Quand j’ai repris la société, pour un euro symbolique - pas cher -, on vendait cinq bouquins par semaine. Ils étaient mis en page manuellement par la fondatrice. Aujourd’hui on vend nos livres dans sept langues (même en finnois) dans toute l’Europe et les créatrices partent en vacances chaque année avec leurs droits d’auteur - pas encore vraiment loin, mais j’espère un jour  ;-)

Parfois le soir dans mon lit, j’imagine tous les parents qui lisent nos livres à leurs enfants, bien au chaud, blottis sous la couette et j’ai des grosses bouffées de fierté (surtout la famille finnoise qui parle le télétubbies et dont la couverture est en peau de caribou – s’il vous plait, ne me dites rien -).

L’enfant est le héros de son album. En quoi est-ce important, selon toi, qu'il ait cette place ?

Toutes les techniques sont bonnes pour donner aux enfants l’amour de la lecture. Il faut tout essayer, parce qu’aimer la lecture, c’est s’ouvrir sur le monde et sur les autres et la garantie de ne jamais s’ennuyer (évasion garantie même dans un vol Bruxelles-Sydney avec un voisin malodorant).

Je pense qu’être le héros de son livre permet à l’enfant d’être interpellé par le celui-ci. C’est une invitation personnelle à lire. Pour un enfant qui apprend à lire, c’est extraordinaire de découvrir son nom sur la couverture et à chaque page du livre. Pour un enfant qui lit déjà bien, c’est une fierté et la preuve qu’il sait lire et que c’est à lui que l’auteur s’adresse : c’est magique ! 

En quoi te différencies-tu d’autres maisons d’éditions jeunesse ?

Nous avons deux spécificités :

La première, c’est évidemment que chaque livre est unique, fabriqué sur mesure dans notre atelier (en partie à la main) pour chacun de nos petits clients. Le client – même s’il n’a que trois ans - sait, que le livre a été fait uniquement pour lui.
La seconde, c’est que, comme nous vendons sur notre site, nous sommes en contact direct avec nos clients. C’est d’ailleurs la partie que je préfère dans notre métier, parce que nous recevons beaucoup de retour, de remarques, de commentaires et de photos de nos lecteurs, ce qui nous permet d’améliorer en permanence le contenu du livre.
Depuis la sortie du Tour d’Europe, nous recevons beaucoup de courriers de parents qui nous disent adorer imiter les accents des personnages de tous les pays. A la maison c’est pareil, quand mon mari imite les deux agricultrices hollandaises, mon fils doit se relever pour faire pipi tellement il rigole.

 La lecture comme d’autres supports d’ailleurs, influencent grandement les enfants, quelle place lui donnes-tu ?

Pour moi la lecture, c’est une clé. La clé de toutes les portes : celle du savoir, celle de l’imagination, celle de la détente, celle de l’émotionnelle, etc. Si l’enfant comprend cela, c’est gagné ! La lecture est une découverte active (comme le jeu) l’enfant y est acteur de son savoir et de son imagination. En plus de lui donner accès à du savoir, cela développe son cerveau et ses capacités. Bref, lire, cela rend intelligent, c’est à consommer sans modération.

Mais attention, comme dit le pédagogue, Jean Foucambert : "l’activité est de lire, non d'apprendre à lire." Il faut que ce soit amusant ! Et pour cela, lire des histoires, aux enfants dès le plus jeune âge est très efficace. Comme la lecture du soir, qui dans beaucoup de familles, est un super moment de partage qui donne le goût de la lecture.

 Le Tour d’Europe, c’est le 3e livre à personnaliser qui paraît chez ZebraBook et il innove sur bien des points, peux-tu nous présenter ce nouvel album ?

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Dans ce tour d’Europe, on a voulu transmettre encore plus les valeurs de notre société :

• Écolo : dans son tour d’Europe Älva, la petite suédoise va emmener notre héro trier ses déchets en suède, il va aussi en Norvège discuter « poisson » avec une femme pêcheur mais on ne va pas tout raconter…
• Intello : On a travaillé avec des parents de toute l’Europe pour écrire des anecdotes véridiques sur chaque pays.
• Aussi rigolo pour les petits que pour les grands : mais le livre est surtout très drôle ! Pour encourager la lecture en famille, on a mis aussi pleins de petites blagues pour les parents aussi.

 Le Tour d’Europe bannit les stéréotypes liés au genre, explique-nous en quoi cela te semblait primordial ?

En faisant des recherches, pour écrire le Tour d’Europe, notamment grâce à la sociologue Anne Dafflon-Novelle, j’ai découvert trois choses fondamentales 
1. Les enfants de 2 à 7 ans font, dans leur tête des statistiques sur les caractéristiques de chaque sexe en fonction de tout ce qu’ils voient (lectures, télévision, pubs, dans la vie réelle) :
- Bricoler c’est pour les garçons (par exemple, s’ils ont vu dans le catalogue du magasin de bricolage 40 photos d’hommes avec une foreuse et seulement 2 femmes avec un marteau. Même si, comme chez moi, c’est maman qui bricole)
- Faire la vaisselle, c’est pour les filles (si, comme dans 17 épisodes de « petit ours brun » ainsi que dans 12 livres pour enfants, c’est toujours les mamans qui font la vaisselle)
2. Les enfants veulent ‘faire les choses’ qu’ils croient être de leur sexe. Ils connaissent leur sexe et veulent s’y conformer. Faire une chose de garçon – comme bricoler - pour une fille, ce n’est pas honnête.
3. La littérature infantile francophone est très sexiste. Par exemple, 80% des héros sont des garçons et les histoires qui s’adressent « aux filles » montrent souvent des héroïnes qui ne sont pas maîtresses de leur destin.

Cela m’a semblé inacceptable, parce que pour moi, l’éducation stéréotypée est, entre- autre, responsable du taux de suicide très élevé chez les garçons adolescents (contrairement aux filles, on ne les a pas encouragé, enfants, à exprimer leurs émotions) et fréquence de la violence conjugale (on ne prépare pas assez les filles à mettre les limites et à se défendre si c’est nécessaire).

Je ne suis évidemment contre le fait d’opposer les hommes et les femmes (c’est si merveilleux les couples qui s’aiment), mais je rêve d’une société où les rôles des uns et des autres seraient répartis en fonction des qualités et des caractéristiques des personnes et non des généralités sur le genre.

Notre livre va dans ce sens, on a mis énormément de personnages féminins et pas toujours là où on les attend : c’est la femme autrichienne qui conduit le camion, la fille allemande qui joue au football et le garçon polonais qui est doux et soigne les cigognes (en plus il adore la soupe à la betterave, alors c’est génial).

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Tu as une idée sur le contenu du prochain livre à personnaliser ZebraBook ?

Oh oui ! Après le Tour d’Europe, j’espère faire un tour des époques : j’ai toujours rêvé de manger une cuisse de mammouth avec les femmes et les hommes des cavernes – après la découverte du feu, je précise - , prendre un bain de lait d’ânesse avec Néfertiti – miam - et peindre la Joconde avec Léonardo Da Vinci… Je pense que cela plairait bien à la maison !

Merci Marie !

 Pour commander le Tour d'Europe illustré par Florence Weiser et d'autres merveilleux livres ZebraBook c'est par ICI.

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