Le harcèlement scolaire

Polémique

Hier se déroulait la première journée nationale contre le harcèlement à l’école. Un phénomène dont on ne parle encore que très peu en France alors que les cas de « bullying » s’accumulent depuis des années, comme on vous en parlait déjà en 2013 dans un article que vous pouvez lire ICI

Le Ministère de l’Education Nationale, par le biais de Najat Vallaud-Belkacem, annonce aujourd’hui des chiffres qui glacent le sang de tous les parents : 700 000 enfants seraient chaque année victime de harcèlement scolaire. Pour qu’enfin les choses changent, le gouvernement a mis en place une campagne de sensibilisation à destination des élèves.

Ce film de une minute, prévu à la diffusion sur les chaînes de France Télévision à partir du 5 novembre, a été réalisé par la journaliste Mélissa Theuriau, avec le soutien de Disney Channel. Dans cette courte vidéo on voit un enfant, en classe, subir les moqueries, insultes et violences de ses camarades, à l’insu de la maîtresse, qui elle est face à  son tableau.

 

Le problème est justement là. Dans le clip l’enseignante ne voit pas les violences subies par son élève, elle le réprimande même. Alors les syndicats d’enseignants se sont soulevés. Révoltés de voir « une vision odieuse et caricaturée de l’enseignant », ils demandent à la ministre de ne pas diffuser la vidéo. Et ainsi la polémique gonfle…

Interrogée sur les ondes d’Europe 1 Mélissa Theuriau défend son projet, elle explique que simplement le film montre « une institutrice qui a le dos tourné, comme tous les professeurs et les instituteurs qui font un cours à des enfants, et qui ne voit pas dans son dos une situation d’isolement, une petite situation qui est en train de s’installer et qui arrive tous les jours dans toutes les salles de classe de ce pays et des autres pays ». La journaliste, qui à elle même été victime de harcèlement lorsqu’elle était au collège, explique qu’elle a simplement fait un film qui s’adresse aux enfants, et non aux enseignants. C’est pourquoi le rôle de l’enseignante n’est pas primordial, le but était de montrer que le harcèlement scolaire se produit partout, dans tous les milieux, dans toutes les salles de classe. Et malheureusement, dans le dos de tous. D’où le message clair : « Le harcèlement si on n’en parle pas ça ne s’arrête pas ».

A quoi bon les polémiques, si enfin les choses se mettent petit à petit à bouger pour qu’en France aussi la lutte contre le harcèlement scolaire soit enfin une priorité. Pour qu’enfin tous les enfants aillent à l’école sereinement. Pour enfin voir mourir le concept archaïque de « Tête de turc ». Pour que plus jamais un enfant sur 10 soit violenté par ses camarades de classe.

Pour que chacun puisse agir à sa manière, le Ministère de l’Education Nationale a mis en place une plateforme dédiée aux problèmes de harcèlement ICI. On y trouve un numéro vert (3020) et des réponses pour savoir que faire si son enfant est victime, si on est témoin ou encore si soi-même victime. 

E.P.
Crédit image à la une DR 

 

 

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