20 souvenirs inoubliables de profs

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Héros

Cadavre exquis

“Pendant un contrôle de science en CM1, j’avais fini bien avant tout le temps. J’ai rendu ma copie, et me suis mis à dessiner un vaisseau spatial sur mon brouillon. M. Tarvaud l’a vu. Il me l’a confisqué. Il a écrit quelque chose dessus à son bureau et me l’a rendu. Il avait en fait dessiné un vers géant qui mangeait mon vaisseau. Alors j’ai dessiné des fusées pour détruire son vers, look puis il a dessiné quelque chose pour contrer cela. On s’est livrés une véritable bataille comme ça sans dire un mot jusqu’à ce que le contrôle soit terminé pour tout le monde. Je me suis senti vraiment spécial ce jour-là.” Baptiste, 9 ans à l’époque.

Héros

Ça se passe comme ça

“Un jour, notre prof d’anglais nous met au défi de traduire correctement un texte dans un temps court. Pour nous motiver, il promet d’offrir un McDo à toute la classe si la moitié d’entre nous réussit la traduction. On n’a jamais bossé aussi vite. Trois jours plus tard, nous sommes arrivés pour le cours de 11h30 et il y avait 10 sacs remplis de McDo sur les tables. Tout était un peu froid, et pas très bon, il faut bien le dire, mais le prof avait assuré sa cote de popularité au collège pour 10 ans.” Hervé, 16 ans à l’époque.

Zéro

Sur écoute

“Au lycée, mon prof d’histoire était vraiment mauvais. Incompétent et chiant. Pour prouver à nos parents sa médiocrité, on avait amené un enregistreur qu’on avait planqué sur son bureau, sous ses bouquins. Il a fini par le trouver, mais a cru qu’on aimait tellement ses cours qu’on souhaitait en garder une trace. Pour les réécouter à la maison, à la coule, sans doute... Il était très flatté. Malheureusement, on n’a jamais réussi à le faire virer.” Gilles, 16 ans à l’époque.

Zéro

Un peu d’exercice

“Mon prof de chimie au lycée était un vrai enfoiré. Il nous disait que si nous n’avions pas la moyenne dans son cours, nous ferions mieux de commencer à chercher des ponts. Pour vivre en-dessous... Il prenait vraiment un malin plaisir à nous humilier, notamment en rendant les copies après les contrôles. Les filles pleuraient souvent dans sa classe. Un jour, notamment, une fille un peu empotée, mais rien de très spectaculaire non plus, lui a demandé si elle pouvait aller chercher son livre qu’elle avait oublié dans une autre classe, de l’autre côté du bâtiment. Il lui a répondu : ‘Bien sûr, ça te fera pas de mal de marcher un peu !’ La pauvre était traumatisée.” Louis, 15 ans à l’époque.

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Zéro

Mère indigne

“Un jour, ma mère rentre à la maison et me dit qu’elle a croisé l’une de mes profs. Elle m’explique ensuite lui avoir dit qu’elle trouvait que nous n’avions pas beaucoup de devoirs : elle ne me voyait pas beaucoup travailler à la maison. Le lendemain, cours avec la prof en question. Au moment d’évoquer les devoirs pour la semaine suivante, cela ne rate pas, elle se lance : ‘Alors, hier, j’ai croisé la mère de François, qui estime que vous n’avez pas assez de devoirs. Pour lui faire plaisir, vous aurez donc désormais beaucoup plus de devoirs, à commencer par cette fois-ci… Vous saurez qui remercier !’ Ce jour-là, j’aurais la prof. Et ma mère aussi.” François, 14 ans à l’époque.

Héros

La bosse des maths

“En terminale, j’avais d’énormes difficultés en mathématiques. J’essayais, mais je n’y arrivais pas. Ce qui était très embêtant dans la perspective du bac. Le prof s’est donc mis en tête de m’aider. Il me gardait un peu le soir, il me donnait des exercices personnels, il y mettait vraiment du cœur. Il voulait vraiment que je décroche le bac. Quand j’ai été chercher mes résultats, le jour fatidique, il était au lycée. J’ai ouvert la feuille des résultats devant lui. Je l’avais. Puis on a regardé le détail des résultats. En maths, j’avais eu 4/20. J’ai vu la déception sur son visage. Je n’avais pas décroché le bac grâce à lui ou grâce aux maths… Mais bon, je l’avais !” Hector, 17 ans à l’époque.

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Héros

Holiday

“En fin d’année, en CM2, ma mère est venue voir l’institutrice pour faire un bilan avant l’entrée au collège et, à cette occasion, lui a glissé qu’on ne pourrait partir en vacances l’été suivant… La période était un peu compliquée à ce moment-là. Sans hésiter, l’institutrice, qui m’aimait bien et que j’adorais, à proposer de me prendre quelques jours. C’est comme ça que je me suis retrouvée dans les Landes, avec elle, son mari et ses enfants, comme si j’étais un membre de la famille comme les autres, sans la moindre discrimination. J’ai adoré. Et je n’oublie pas Madame Remy.” Laéticia, 12 ans à l’époque.

Zéro

Grosse commission

“C’était le premier jour de CP, et clairement, j’étais stressé. Et un peu perdu dans cette nouvelle école. Je ne savais pas où se trouvaient les toilettes et je n’ai osé le demander à personne. Résultat ? J’ai fini par faire dans ma culotte. Et pas la petite commission... L’institutrice s’en est rendu compte et n’a rien trouvé de mieux que de me faire venir à son bureau pour me demander ce qui c’était passé. Je ne crois pas qu’elle voulait m’humilier devant tout le monde, mais elle voulait comprendre et, en faisant cela, elle a permis à toute la classe de voir ce qui m’était arrivé. Mais, à part ça, la rentrée en primaire s’est plutôt bien passée.” Anthony, 6 ans à l’époque.

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Zéro

Copyright

“En CE2, une maîtresse remplaçante nous a fait écrire un devoir qui commençait par ‘J’ai fait le rêve…’ J’ai écrit une histoire de deux pages dans laquelle je me retrouvais dans le monde d’Harry Potter et passais une journée à Poudlard. La maîtresse a convoqué mes parents et m’a accusé de plagiat. Elle a dit que je pouvais aller en prison pour avoir utilisé les personnages. Je suis rentré à la maison en pleurant. Ce soir-là, ma mère m’a laissé l’insulter.” Renaud, 8 ans à l’époque.

Héros

Grillé

“J’aimais bien l’histoire, mais j’avais beaucoup de mal à retenir les dates, les chiffres, je confondais tout. Pour les contrôles, j’avais donc pris l’habitude de rentrer plein d’infos dans ma calculatrice. Jusqu’au jour où lors d’un contrôle, la prof a compris. Elle a vu tout ce que j’avais rentré dans la calculatrice. Sur le coup, elle n’a rien dit, mais à la fin du contrôle, elle m’a pris à l’écart du groupe. Elle m’a dit qu’elle ne dirait rien à personne, mais que j’allais devoir refaire le contrôle le lendemain soir et que cette fois-ci, elle serait intransigeante. J’avais 24 heures pour apprendre tout ce que j’avais mis dans ma calculatrice. Dans mon souvenir, j’ai fini par avoir une très bonne note…” Pierre, 14 ans à l’époque.

Héros

C’est cadeau

“En quatrième, tous mes amis sont allés à un concert des Killers. Sans moi. Ils savaient tous que j’étais fan du groupe, mais ils ne m’ont pas invité, j’ignore bien pourquoi. Lorsque j’en ai parlé à un copain en cours de SVT, il était déjà trop tard pour acheter des places. M. Adam a entendu. Deux jours après le concert, lors du cours suivant avec lui, il m’a donné un sac en plastique et m’a dit de l’ouvrir à la fin de l’heure. J’y ai jeté un œil quand même : à l’intérieur, il y avait un T-shirt du concert. Merci M. Adam.” Cédric, 14 ans à l’époque.

Zéro

LV1

“Je suis d’origine polonaise, et mon nom de famille, Zakwolski, n’est pas le plus simple du monde à prononcer. À tel point qu’au collège, un prof de mathématiques prenait à un malin plaisir à l’écorcher. Zavoki. Zakoski. Zokoski. Zakwalski… Chaque cours, il amenait une variante. C’était devenu une blague récurrente. Et une façon de m’humilier alors que je n’avais absolument aucun intérêt pour les maths…” Pavel, 14 ans à l’époque.

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Héros

À l’hosto

“En EPS, au collège, nous faisions parfois du judo. Lors d’un combat, je suis mal tombée et je me suis fracturé le coude. Les pompiers sont venus, j’ai été évacuée, c’était la folie au collège. Pour une fois qu’il se passait un truc… On m’a emmenée dans un hôpital à une vingtaine de kilomètres du collège, ma mère est arrivée, et le médecin nous a annoncé que j’allais être opérée le lendemain. Dans la soirée, alors que je me résignais à regarder n’importe quoi à la télé, j’ai vu débouler la prof de sport. Et elle n’était pas seule. Elle s’était organisée pour ramener mes trois meilleures copines de classe. On a passé la soirée à rigoler tous ensemble, avec ma prof et ma mère. Ce qui a largement contribué à me détendre avant l’opération.” Sabrina, 14 ans à l’époque.

Héros

La philo selon Philippe

“On fantasme toujours sur les profs de philo un peu perchés, mais lui était vraiment perché. Ou disons plutôt habité. Il adorait enseigner, il le disait souvent. Il refusait qu’on l’appelle Monsieur, il demandait qu’on l’appelle Philippe, son prénom, cela ne s’invente pas… En cours, nous avions un rituel assez génial. Chaque vendredi, à la fin des deux heures, il sortait un livre de son sac, le donnait à un élève et lui demandait de le lire pour la semaine suivante et de le raconter très simplement en quelques mots lors du prochain cours. Bien sûr, on avait tous très peur quand venait notre tour de raconter le livre, mais on adorait ce rituel.” Lucie, 17 ans à l’époque.

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Héros

Chante France

“J’avais un instit’ en CM1 et CM2 absolument génial, M. Gervais. J’avais l’impression qu’il savait tout sur tout, il répondait toujours aux questions, même les plus folles, et surtout, il était passionné de musique. On faisait toutes les semaines du chant, et c’est grâce à lui que j’ai appris les classiques de la chanson française. Je me rappelle notamment de Bobby Lapointe, La maman des poissons. Il a monté un spectacle musical de fin d’année, et je me suis retrouvée à faire l’automate déguisé sur Le monde est stone, toute seul devant tous les parents, une salle comble, une trouille incroyable, mais un souvenir inoubliable.” Laure, 10 ans à l’époque.

Zéro

Talon d’Achille

“Au collège, mon prof d’histoire a un jour soutenu dans son cours qu’Achille était un soldat de Troie. J’ai répondu : ‘Non, il était grec.’ ‘Non il ne l’était pas.’ ‘Si, il l’était. Il s’est battu contre le prince Hector.’ ‘Ah ouais, c’est vrai.’ À la fin du cours, elle m’a envoyé chez le directeur au prétexte que je l’avais fait passer pour une idiote. J’ai été collé pour lui avoir manqué de respect et pour avoir répondu. On a ce qu’on mérite après tout.” Nicolas, 13 ans à l’époque.

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Zéro

Double face

“C’étaient les années 70, et clairement les méthodes éducatives n’étaient pas aussi au point où elles sont aujourd’hui. Parce que j’étais un peu trop bavarde à son goût, une maîtresse de maternelle avait ainsi décidé de me scotcher la bouche chaque fois que je parlais un peu trop à son goût. À la fin de l’année scolaire, c’était presque devenu quotidien et j’avais fini par développer des rougeurs autour de la bouche. Un peu inquiète, ma mère a finalement demandé que la méthode cesse.” Caroline, 3 ans à l’époque.

Héros

Paris est magique

“Mon prof de sport avait accès à des places gratuites pour les matchs du PSG, offertes par le Conseil général. Il en avait une dizaine pour chaque match, et cela l’ennuyait de devoir à chaque fois organiser la distribution. Il avait donc trouvé une façon simple de procéder : il me donnait les places et je les donnais à mes potes. Je dois beaucoup d’amis à cet homme…” Romain, 16 ans à l’époque.

Zéro

Les valeurs du rugby

“M. Noireaud, en quatrième, au collège. J’étais un peu turbulent, je veux bien l’admettre, mais lui était un sale type. Il devait avoir 28 ans, il venait de débuter. Il adorait les filles, mais semblait détester les garçons. Et moi plus encore que les autres. Il me collait pour un oui ou pour un non. Un jour, à la récré, il a voulu joué au rugby avec nous. Je me suis retrouvé avec le ballon et un seul homme entre l’en-but et moi : lui. M. Noireaud. Il a pensé qu’il allait me toucher facilement. J’ai commencé à courir le long de la touche, et j’ai freiné d’un coup pour l’éviter, sauf qu’il était de nouveau sur mon chemin. Et c’est là que je lui ai fait un cadrage-débordement des familles, et j’ai réussi à marquer l’essai pendant qu’il trébuchait. J’ai célébré la chose sans aucune retenue, et toute l’équipe est devenue dingue. Il finit par me mettre à terre en disant ‘La ferme!’ Tous les joueurs se sont arrêtés de bouger et l’ont juste regardé faire, la bouche grande ouverte. J’avais 12 témoins. Il ne m’a plus jamais collé.” Charles, 14 ans à l’époque.

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Zéro

Grexit

“En CE2, la tradition voulait que toutes les classes de l’école effectuent un beau voyage scolaire en Grèce pour étudier l’antiquité. Mais notre institutrice, une vieille dame poussiéreuse, s’est très tôt mis en tête que nous ne le méritions pas. Elle ne cessait de dire que nous étions une classe horrible, la pire qu’elle avait jamais eue. Alors que, franchement, nous nous tenions plutôt correctement. Au final, elle a mis ses menaces à exécution. Nous ne sommes pas allés en Grèce. Car il fallait que nous ‘travaillions plus’. Selon toute vraisemblance, elle en avait en réalité marre de se coltiner la Grèce chaque année.” Marion, 8 ans à l’époque.

Article initialement paru dans le Doolittle n°24.
Texte : Charles Alf Lafon - Illustrations : Anna Wanda Gogusey

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